Riyad al-SalihinAn-Nawawi

162 – Chapitre : Faire l’aumône pour le défunt et invoquer en sa faveur (1)

Allah, le Très-Haut, dit : « Et ceux qui sont venus après eux disent : “Seigneur, pardonne-nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi.” » (sourate al-Hashr, 59 : 10).

955 – ʿÂʾisha (qu’Allah l’agrée) rapporte : Un homme dit au Prophète ﷺ : « Ma mère est morte subitement (2) et, je le pense, si elle avait pu parler, elle aurait donné l’aumône. Recevra-t-elle une récompense si je fais l’aumône pour elle ? » Il répondit : « Oui. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.

956 – Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque l’être humain meurt, ses œuvres cessent, sauf dans trois cas : une aumône continue, un savoir dont on tire profit, ou un enfant vertueux qui prie pour lui. » Rapporté par Muslim.

163 – Chapitre : Les éloges que les gens font du défunt

957 – Anas (qu’Allah l’agrée) rapporte : On fit passer un cortège funèbre et les gens en dirent du bien. Le Prophète ﷺ déclara : « C’est accordé. » Puis on en fit passer un autre et l’on en parla en mal. Il dit de nouveau : « C’est accordé. » ʿUmar ibn al-Khattâb (qu’Allah l’agrée) demanda : « Qu’est-ce qui est accordé ? » Il répondit : « Pour celui dont vous avez fait l’éloge, le Paradis est accordé ; pour celui dont vous avez dit du mal, c’est le Feu qui est accordé. Vous êtes les témoins d’Allah sur terre. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.

(1) Je dis : Dans les deux ḥadiths cités ici, il n’est absolument question — ni explicitement ni implicitement — que de la ṣadaqa (aumône volontaire) offerte par l’enfant pour le parent, point sur lequel il n’existe aucune divergence. Quant à la ṣadaqa venant d’une autre personne, le sens évident des textes indique qu’elle n’atteint pas le défunt et ne lui est d’aucun profit. Voir le développement détaillé dans Ahkâm al-Janâʾiz, p. 177, et Tafsîr al-Manâr, t. 8, p. 254-20. – N. (2) C’est-à-dire : elle est décédée. L’expression « wa arâhâ » signifie : je le pense (ou : je l’estime).
## ١٦٢ - باب الصدقة عن الميت والدعاء له (١) قال الله تعالى : ﴿ وَالَّذِينَ جَاءُوا مِنْ بَعْدِهِمْ يَقُولُونَ رَبَّنَا أَغْفِرْ لَنَا وَلِإِخْوَانِنَا الَّذِينَ سَبَقُونَا بِالْإِيمَانِ ﴾ [ الحشر : ١٠ ] . ٩٥٥ - وعن عائشة رضي الله عنها . أن رجلاً قال للنبي ﷺ : إن أمي أفتلتت نفسها (٢) وأراها لو تكلمت تصدقت ، فهل لها أجر إن تصدقت عنها ؟ قال : « نعم » . متفق عليه . ٩٥٦ - وعن أبي هريرة رضي الله عنه ، أن رسول الله ﷺ قال : « إذا مات الإنسان انقطع عمله إلا من ثلاث : صدقة جارية ، أو علم ينتفع به ، أو ولد صالح يدعوله » رواه مسلم . ## ١٦٣ - باب ثناء الناس على الميت ٩٥٧ - عن أنس رضي الله عنه قال : مروا بجنازة ، فأثنوا عليها خيراً ، فقال النبي ﷺ : « وجبت » ثم مروا بأخرى ، فأثنوا عليها شراً ، فقال النبي ﷺ : « وجبت » ، فقال عمر بن الخطاب رضي الله عنه : ما وجبت ؟ فقال : « هذا أثنيتم عليه خيراً ، فوجبت له الجنة ، وهذا أثنيتم عليه شراً فوجبت له النار ، أنتم شهداء الله في الأرض » متفق عليه .
(١) « أقول : ذكر تحته حديثي : ليس فيهما مطلقاً - لا تصريحاً ، ولا تلويحاً - إلا صدقة الولد عن الوالد ، وهذا مما لا خلاف فيه ، وأما الصدقة من غير الولد فظاهر النصوص يدل على أنها لا تصل ، ولا ينتفع بها الميت ، وراجع التفصيل في « أحكام الجنائز » ( ص ١٧٧ ) و « تفسير المنار » ( ٨ / ٢٥٤ - ٢٠ - ن ) . (٢) أي : ماتت . ( وأراها ) أي أظنها .

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