des attraits de ce bas-monde par le renoncement ascétique, car celui-ci est une demeure périssable (1) et non un lieu de perpétuelle résidence, un simple traversier (2) et non une halte de félicité, un abreuvoir où les liens se rompent (3) et non un séjour durable. C’est pour cela que, parmi ses habitants, ceux qui se sont réveillés sont les vrais serviteurs, et que les plus intelligents sont les ascètes.
Allah – Très-haut – a dit : « La vie d’ici-bas ressemble à une eau que Nous faisons descendre du ciel ; la végétation de la terre, dont se nourrissent les hommes et les bêtes, s’en mêle, puis, lorsque la terre s’est parée de ses atours (4) et s’est embellie et que ses gens s’imaginent qu’ils en ont la maîtrise, Notre ordre lui vient (5), de nuit ou de jour, et Nous la réduisons en chaume (6), comme si elle n’avait pas existé la veille. Ainsi détaillons-Nous les signes pour des gens qui réfléchissent. » [Yûnus : 24]. Les versets allant dans ce sens sont nombreux. Et que dire de cette belle parole :
Il est à Allah des serviteurs clairvoyants (7) ;
Ils ont répudié le monde, redoutant ses épreuves.
Ils l’examinèrent et, ayant compris
Qu’il n’est patrie pour aucun vivant,
Ils le prirent pour un océan (8) et, sur ses flots,
Firent des œuvres vertueuses leurs vaisseaux.
Puisque telle est la condition de ce monde, comme je l’ai décrite, et puisque notre état et la raison de notre création sont ce que j’ai exposé, il incombe donc au responsable religieux de suivre la voie des vertueux, d’emprunter le chemin des gens doués de raison et de lucidité, de se préparer à ce dont j’ai fait mention et de se préoccuper de ce que j’ai souligné.
Le plus droit itinéraire en cela, la voie la plus sûre qu’il puisse adopter, consiste à se conformer à ce qui a été authentiquement rapporté de notre Prophète, le maître des premiers et des derniers, le plus noble de ceux qui ont précédé comme de ceux qui suivront – qu’Allah répande Ses bénédictions et Sa paix sur lui et sur l’ensemble des prophètes.
Allah – Très-haut – a dit : « Aidez-vous mutuellement à accomplir le bien et à observer la piété. » [Al-Mâ’ida : 2]. Et il est authentiquement établi que