« Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Quiconque reçoit, pour sa dépouille, la prière de trois rangs de fidèles a certes obtenu (1).” » Rapporté par Abû Dâwûd et par at-Tirmidhî, lequel a déclaré : hadith ḥasan.
157 – Chapitre : Ce que l’on récite dans la prière funéraire
On prononce quatre takbîr ; après la première, on cherche protection auprès d’Allah, puis on récite la Fâtiḥa. On fait ensuite la deuxième takbîr, puis on invoque la bénédiction sur le Prophète ﷺ en disant : « Ô Allah, bénis Muhammad et la famille de Muhammad. » Il est préférable de compléter la formule jusqu’aux paroles : « …comme Tu as béni Abraham… Tu es, en vérité, Digne de louange, Glorieux. »
On ne doit pas faire, comme le font beaucoup de gens du commun, se contenter de réciter le verset : « Certes, Allah et Ses anges prient sur le Prophète… » (Al-Aḥzâb 33 : 56) ; celui qui se limite à cela, sa prière n’est pas valide.
On prononce ensuite la troisième takbîr et l’on implore en faveur du défunt ainsi que des musulmans par les invocations que nous rapporterons, si Allah – qu’Il soit exalté – le veut. Puis vient la quatrième takbîr, suivie d’une invocation. Parmi les meilleures : « Ô Allah, ne nous prive pas de la récompense qu’il nous vaut, ne nous mets pas à l’épreuve après lui, et pardonne-nous ainsi qu’à lui. » L’avis retenu est qu’il convient de prolonger l’invocation après la quatrième takbîr, contrairement à l’usage de la plupart des gens, en raison du hadith d’Ibn Abî Awfâ que nous citerons, si Allah – qu’Il soit exalté – le permet.
Quant aux invocations transmises après la troisième takbîr, on compte notamment :
940 – Abû ‘Abd ar-Raḥmân ‘Awf ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) rapporte : « Le Messager d’Allah ﷺ fit la prière funéraire d’un défunt, et j’ai retenu de son invocation qu’il disait : “Ô Allah, pardonne-lui, fais-lui miséricorde, accorde-lui la sécurité et l’indulgence, honore l’accueil qui lui sera réservé (2), élargis l’accès de son lieu d’entrée (3), lave-le par l’eau, la neige et la grêle (4), et purifie-le de ses fautes comme Tu purifies le vêtement blanc de toute souillure (5) …”. »
(1) C.-à-d. qu’il s’est assuré la miséricorde et le salut.
(2) I.e. son hospitalité dans l’au-delà.
(3) I.e. son entrée dans la tombe ou au Paradis.
(4) Image de purification totale.
(5) Comparaison pour exprimer une absolue pureté.