928 – Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah, le Très-Haut, déclare : “Je ne réserve à Mon serviteur croyant d’autre rétribution, lorsque J’appelle à Moi l’être qu’il chérit parmi les gens d’ici-bas et qu’il patiente en escomptant la récompense(1), que le Paradis.” » Rapporté par al-Bukhârî.
929 – Usâma ibn Zayd (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate qu’une des filles du Prophète ﷺ lui envoya un messager pour l’inviter à venir, l’informant que son petit enfant – ou, selon une autre version, son fils – était à l’agonie(2). Le Prophète ﷺ dit alors à l’émissaire : « Retourne auprès d’elle et dis-lui : “À Allah appartient ce qu’Il prend comme ce qu’Il donne, et toute chose est fixée auprès de Lui à un terme déterminé. Ordonne-lui donc de faire preuve de patience et d’attendre la récompense.” » Il mentionna ensuite le reste du hadith. Hadith rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
153 – Chapitre : Il est permis de pleurer le défunt sans lamentation ni cris funèbres
Quant à la lamentation (niyâḥa), elle est interdite, et un chapitre lui sera consacré dans le Livre des Interdictions, si Allah le veut. Les larmes, en revanche, font l’objet de hadiths qui semblent les proscrire et qui disent que le défunt est tourmenté par les pleurs de sa famille ; ces textes sont interprétés comme concernant celui qui a laissé des consignes en ce sens, et l’interdiction vise uniquement les pleurs accompagnés de lamentations ou de niyâḥa. La preuve qu’il est permis de pleurer sans lamentation ni niyâḥa ressort de nombreux hadiths, parmi lesquels :
930 – Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) rapporte que le Messager d’Allah ﷺ rendit visite à Sa‘d ibn ‘Ubâda, en compagnie de ‘Abd ar-Raḥmân ibn ‘Awf, Sa‘d ibn Abî Waqqâṣ et ‘Abdullâh ibn Mas‘ûd (qu’Allah les agrée tous). Le Messager d’Allah ﷺ versa des larmes ; lorsque les compagnons virent ses larmes, ils pleurèrent à leur tour. Il dit alors : « N’entendez-vous pas ? Allah ne châtie pas pour la larme de l’œil ni pour la tristesse du cœur, mais Il châtie – ou fait miséricorde – grâce à ceci », et il désigna sa langue. Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
931 – Usâma ibn Zayd (qu’Allah l’agrée, lui et son père) rapporte encore que le Messager d’Allah ﷺ prit dans ses bras le fils de sa fille alors qu’il était à l’agonie, et les yeux du Messager d’Allah ﷺ se remplirent de larmes. Sa‘d lui dit : « Qu’est-ce donc, ô