Riyad al-SalihinAn-Nawawi

917 – ʿÂʾisha (qu’Allah l’agrée) rapporte : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ à l’agonie ; près de lui se trouvait un gobelet rempli d’eau. Il y plongeait sa main, en passait l’eau sur son visage, puis disait : « Ô Allah, assiste-moi face aux affres de la mort (1), ou plutôt aux agonies de la mort. » Rapporté par at-Tirmidhî (2).

148 – Chapitre : Recommandation d’exhorter la famille du malade et ceux qui le soignent à se montrer bienveillants envers lui, à le supporter et à patienter devant ce qui peut leur sembler pénible ; de même, recommander de bonnes paroles à celui dont la mort approche à la suite d’une peine légale (ḥadd, peine légale fixe) ou d’une rétorsion (qiṣāṣ) et assimilés.

918 – ʿImrân ibn al-Ḥuṣayn (qu’Allah l’agrée, ainsi que son père) rapporte : Une femme de la tribu de Juhayna vint trouver le Prophète ﷺ alors qu’elle était enceinte à la suite d’un adultère. Elle dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai commis une faute passible d’une peine légale ; applique-la-moi. » Le Messager d’Allah ﷺ appela son tuteur et lui dit : « Traite-la avec bonté ; lorsqu’elle aura accouché, amène-la moi. » Il s’exécuta. Le Prophète ﷺ ordonna alors qu’on raffermisse ses vêtements autour d’elle, puis donna l’ordre et elle fut lapidée. Ensuite, il accomplit la prière funèbre pour elle. Rapporté par Muslim.

149 – Chapitre : Il est permis au malade de dire : « Je souffre », « Ma douleur est intense », « Je suis fiévreux », « Ô ma tête ! », etc., sans qu’il y ait la moindre réprobation, tant que ces paroles n’expriment ni mécontentement ni panique.

919 – Ibn Masʿûd (qu’Allah l’agrée) rapporte : Je me rendis auprès du Prophète ﷺ alors qu’il était en proie à une forte fièvre ; je le touchai et dis : « Quelle fièvre intense tu endures ! » Il répondit : « Oui, je subis la fièvre comme deux hommes parmi vous la subiraient. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.

(1) Autrement dit : ses épreuves ; et les sakarât (les affres de l’agonie) sont les prémices qui s’abattent sur l’âme au point de la priver de toute conscience. (2) Je précise qu’une version du recueil de Tirmidhî lit « munkarât » au lieu de « ghamarât » ; toutefois, la chaîne de transmission est jugée faible. Voir Mishkât, n° 1564, N., ainsi que Daʿîf Sunan al-Tirmidhî, n° 164.
٩١٧ - وعنها قالت : رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ ﷺ وَهُوَ بِالْمَوْتِ ، عِنْدَهُ قَدَحٌ فِيهِ مَاءٌ ، وَهُوَ يُدْخِلُ يَدَهُ فِي الْقَدَحِ ، ثُمَّ يَمْسَحُ وَجْهَهُ بِالْمَاءِ ، ثُمَّ يَقُولُ : « اللَّهُمَّ أَعِنِّي عَلَى غَمَرَاتِ الْمَوْتِ (١) أَوْ سَكَرَاتِ الْمَوْتِ » رواه الترمذي (٢) . ١٤٨ - باب استحباب وصية أهل المريض ومن يخدمه بالإحسان إليه واحتماله والصبر على ما يشق من أمره وكذا الوصية بمن قرب سبب موته بحد أو قصاص ونحوهما ٩١٨ - عن عمران بن الحصين رضي الله عنهما ، أن امرأة من جهينة أتت النبي ﷺ وهي حبلى من الزنا ، فقالت : يا رسول الله ، أصبت حداً فأقمه علي ، فدعا رسول الله ﷺ وليها فقال : « أحسن إليها ، فإذا وضعت فأتني بها » ففعل ، فأمر بها النبي ﷺ ، فشدت عليها ثيابها ، ثم أمر بها فرجمت ، ثم صلى عليها . رواه مسلم . ١٤٩ - باب جواز قول المريض : أنا وجع ، أو شديد الوجع أو مَوْعُوكٌ أو وارأساه ونحو ذلك . وبيان أنه لا كراهة في ذلك إذا لم يكن على سبيل التسخط وإظهار الجزع ٩١٩ - عن ابن مسعود رضي الله عنه ، قال : دخلت على النبي ﷺ وهو يوعك ، فمسسته ، فقلت : إنك لتوعك وعكاً شديداً ، فقال : « أجل إني أوعك كما يوعك رجلان منكم » متفق عليه .
(١) أي : شدائده . و ( سكراته ) : مقدماته التي تقوى على الروح حتى تغيبها عن إدراكها . (٢) قلت : وفي نسخة من « الترمذي » ( منكرات ) بدل ( غمرات ) وإسناده ضعيف . انظر « المشكاة » ( ١٥٦٤ ) - ن - وهو في « ضعيف سنن الترمذي » برقم ( ١٦٤ ) .

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