ne la referme jamais. »
Puis, un autre jour, il repassa près de nous et Abû d-Dardâʾ lui dit : « Une parole qui nous soit profitable et ne te nuise point. » Il répondit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quel excellent homme que Khuraym al-Asadî ! N’eussent été la longueur de sa chevelure(1) et le fait qu’il laisse traîner son izâr ! » La chose parvint à Khuraym ; il se hâta, prit un couteau, coupa sa chevelure jusqu’aux oreilles et releva son izâr jusqu’à mi-mollet.
Un autre jour encore, il repassa près de nous ; Abû d-Dardâʾ lui dit : « Une parole qui nous soit profitable et ne te nuise point. » Il dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Vous allez rejoindre vos frères ; mettez donc en ordre vos montures et soignez vos vêtements, afin d’apparaître parmi les gens comme un grain de beauté ; car Allah n’aime ni l’indécence ni la grossièreté. » » Rapporté par Abû Dâwûd avec une chaîne de transmission bonne, à l’exception de Qays ibn Bishr au sujet duquel les savants divergent quant à sa fiabilité(2) ; Muslim rapporte néanmoins de lui.
803 – Abû Saʿîd al-Khudrî رضي الله عنه rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’ourlet du musulman doit se situer à mi-mollet ; il n’y a pas de gêne – ou pas de péché – entre cela et les chevilles. Ce qui descend au-dessous des chevilles est promis au Feu ; et quiconque laisse traîner son izâr par orgueil, Allah ne posera pas sur lui Son regard. » Rapporté par Abû Dâwûd avec une chaîne authentique.
804 – Ibn ʿUmar رضي الله عنهما dit : « Je passai devant le Messager d’Allah ﷺ alors que mon izâr pendait un peu. Il me dit : « Ô ʿAbd Allâh, relève ton izâr. » Je le relevai. Il ajouta : « Encore. » Je le relevai davantage et, depuis lors, je m’en suis toujours soucié. Des gens demandèrent : « Jusqu’où ? » Il répondit : « Jusqu’à mi-mollet. » » Rapporté par Muslim.
805 – Il rapporte encore que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui laisse traîner son vêtement par ostentation, Allah ne le regardera pas au Jour de la Résurrection. » Umm Salama demanda : « Que doivent faire les femmes avec le bas de leurs vêtements ? » Il répondit : « Qu’elles le laissent descendre d’un empan. » Elle dit : « Dans ce cas, leurs pieds se découvriront. » Il répliqua : « Qu’elles le descendent d’une coudée sans aller au-delà. » Rapporté par Abû Dâwûd et at-Tirmidhî, lequel a déclaré : hadith bon et authentique.
Notes :
(1) Jummatuhu : longue chevelure qui retombe sur les épaules.
(2) Certains critiques l’ont jugé digne de confiance, d’autres l’ont tenu pour faible ; Muslim rapporte toutefois de lui dans son Ṣaḥîḥ.