799 – Ibn ʿUmar — qu’Allah l’agrée, lui et son père — rapporte, d’après le Prophète ﷺ : « L’isbâl concerne le pagne (izâr), la tunique (qamîs) et le turban (ʿimâma). Quiconque laisse traîner l’un quelconque de ces vêtements par ostentation, Allah ne le regardera pas le Jour de la Résurrection. » Rapporté par Abû Dâwûd et an-Nasâʾî, avec une chaîne de transmission authentique.
800 – Abû Jurayʾ Jâbir ibn Sulaym — qu’Allah l’agrée — dit : « Je vis un homme dont les gens suivaient l’avis ; il ne disait rien sans qu’ils ne s’y conforment. Je demandai : “Qui est donc cet homme ?” On me répondit : “Le Messager d’Allah ﷺ.” Je lui dis : “ʿAlayka s-salâm, ô Messager d’Allah” — à deux reprises. Il dit : “Ne dis pas ‘ʿalayka s-salâm’ ; ‘ʿalayka s-salâm’ est le salut des morts. Dis plutôt : ‘as-salâmu ʿalayk’.” Je repris : “Es-tu le Messager d’Allah ?” Il répondit : “Je suis le Messager d’Allah — Celui qui, lorsque le mal t’atteint et que tu L’invoques, l’éloigne de toi ; Celui qui, lorsqu’une année de disette(1) s’abat sur toi et que tu L’invoques, fait pousser [la récolte] pour toi ; Celui qui, lorsque tu te trouves dans une terre déserte ou un vaste désert et que tu perds ta monture, puis que tu L’invoques, te la ramène.” Je dis : “Fais-moi une recommandation(2).” Il dit : “Ne maudis personne.” » Le narrateur poursuit : « Depuis lors, je n’ai insulté ni homme libre, ni esclave, ni chameau, ni brebis. [Le Prophète ajouta :] “Ne néglige aucun acte de bien, fût-ce d’adresser la parole à ton frère avec un visage rayonnant, car cela fait partie du bien. Remonte ton izâr jusqu’à mi-mollet ; si tu refuses, alors jusqu’aux chevilles. Garde-toi de laisser traîner le izâr, car cela relève de l’orgueil(3), et Allah n’aime pas l’orgueil. Et si quelqu’un t’insulte ou te reproche une chose qu’il sait de toi, ne le lui reproche pas pour ce que tu sais de lui ; la responsabilité en retombera sur lui seul.” » Rapporté par Abû Dâwûd et at-Tirmidhî au moyen d’une chaîne authentique, et at-Tirmidhî a dit : hadith bon authentique.
801 – Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée — rapporte : « Tandis qu’un homme priait, laissant traîner son izâr, le Messager d’Allah ﷺ lui dit : “Va faire tes ablutions !” Il s’en alla donc se purifier, puis revint. [De nouveau] il lui dit : “Va faire tes ablutions !” Là-dessus, un homme demanda : “Ô Messager d’Allah, pourquoi lui as-tu ordonné de faire ses ablutions puis t’es-tu tu ?” »
Notes :
(1) Année de disette ou de sécheresse.
(2) C’est-à-dire : « Donne-moi un conseil, une recommandation. »
(3) Orgueil, vanité.