45] – tel est le verset. Les versets se rapportant à ce chapitre sont d’ailleurs nombreux et bien connus.
Quant aux hadiths, ils sont extrêmement nombreux et bien établis dans les deux Ṣaḥīḥ. En voici quelques-uns :
713 – Abû Ibrâhîm – certains disent : Abû Muhammad, d’autres : Abû Muʿâwiya – ʿAbd Allâh ibn Abî Awfâ – qu’Allah les agrée tous deux – rapporte que le Messager d’Allah ﷺ annonça à Khadîja – qu’Allah l’agrée – qu’elle disposerait au Paradis d’une demeure faite de qasab, sans vacarme ni fatigue. Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
« Al-qasab » désigne ici des perles creuses ; « al-sakhab » renvoie aux cris et au tumulte ; « al-nasab » signifie la fatigue.
714 – Abû Mûsâ al-Ashʿarî – qu’Allah l’agrée – raconte qu’il fit ses ablutions chez lui, puis sortit en disant : « Aujourd’hui, je resterai coûte que coûte auprès du Messager d’Allah ﷺ et passerai la journée avec lui. » Il se rendit donc à la mosquée et demanda où se trouvait le Prophète ﷺ. On lui répondit : « Il était là. » « Je partis aussitôt sur ses traces, rapporte-t-il, jusqu’à ce qu’il entra au puits d’Arîs. » Je m’assis alors à l’entrée jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ eût satisfait à son besoin et refait ses ablutions. Je me levai vers lui ; il s’était assis sur le rebord du puits d’Arîs, au milieu de son muret, avait découvert ses jambes et les avait plongées dans le puits. Je le saluai puis me retirai pour aller m’asseoir à l’entrée, me disant : « Aujourd’hui, je ferai le portier du Messager d’Allah ﷺ. »
Abû Bakr – qu’Allah l’agrée – arriva alors et poussa la porte. « Qui est-ce ? » demandai-je. « Abû Bakr », répondit-il. « Patiente un instant », lui dis-je, puis j’allai informer le Messager d’Allah ﷺ : « Ô Messager d’Allah, Abû Bakr demande permission. » – « Autorise-le et annonce-lui le Paradis », répondit-il. Je revins donc pour dire à Abû Bakr : « Entre, le Messager d’Allah ﷺ t’annonce le Paradis. » Abû Bakr entra, s’assit à la droite du Prophète ﷺ sur le même rebord, plongea ses jambes dans le puits comme l’avait fait le Messager d’Allah ﷺ et découvrit ses jambes.
Je revins ensuite m’asseoir ; j’avais laissé mon frère faire ses ablutions avant de me rejoindre et je me disais : « Si Allah veut du bien pour Untel » – c’est-à-dire pour mon frère – « Il le fera venir. » Quelqu’un remua alors la porte. « Qui est-ce ? », demandai-je. « ʿUmar ibn al-Khattâb », répondit-il. « Patiente un instant », dis-je, puis je me rendis auprès du Messager d’Allah ﷺ, le saluai et déclarai : « C’est ʿUmar qui demande permission… »