que la jeune vierge (1) retirée dans son alcôve ; et, lorsqu’il voyait quelque chose qui lui déplaisait, nous le lisions sur son visage. Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Les savants ont dit : la véritable pudeur est une disposition qui pousse à délaisser ce qui est blâmable et qui empêche de manquer au droit de celui qui en est titulaire. Nous avons rapporté d’Abû al-Qâsim al-Junayd – qu’Allah lui fasse miséricorde – qu’il a dit : « La pudeur consiste à contempler les bienfaits – c’est-à-dire les grâces – et à prendre conscience de sa propre insuffisance ; de la rencontre des deux naît un état que l’on appelle pudeur. Et Allah sait mieux. »
85 – Chapitre : La sauvegarde du secret
Allah – Très-Haut – a dit : « Et remplissez l’engagement, car on sera interrogé au sujet de l’engagement. » (al-Isrâ, 34)
690 – D’après Abû Saʿîd al-Khudrî – qu’Allah l’agrée –, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Parmi les gens qui occuperont la pire position auprès d’Allah le Jour de la Résurrection figure l’homme qui se confie à la femme et elle à lui (2), puis il divulgue son secret. » Rapporté par Muslim.
691 – D’après ʿAbd Allâh ibn ʿUmar – qu’Allah les agrée –, lorsque sa fille Ḥafṣa devint veuve, ʿUmar – qu’Allah l’agrée – raconta : « Je rencontrai ʿUthmân ibn ʿAffân – qu’Allah l’agrée – et lui proposai Ḥafṣa. Je lui dis : “Si tu le souhaites, je te marierai Ḥafṣa, fille de ʿUmar.” Il répondit : “Je vais examiner la question.” Quelques nuits passèrent, puis il me dit : “Il m’est apparu que, pour l’heure, je ne me marierai pas.” Je rencontrai alors Abû Bakr – qu’Allah l’agrée – et lui dis : “Si tu veux, je te marie Ḥafṣa, fille de ʿUmar.” Mais Abû Bakr – qu’Allah l’agrée – demeura silencieux. »