— qu’Allah l’agrée —, que Muslim a également consigné, conjointement avec le ḥadith de ʿAmr b. Akhṭab, dans son « Livre des tribulations ».
14 – Il a écrit à propos du ḥadith (1869), dont la formulation est : « Le Messager d’Allah ﷺ se rendit auprès des martyrs d’Uḥud et accomplit la ṣalāh sur eux huit ans plus tard… » :
« Ce qu’il faut entendre par la ṣalāh accomplie sur les martyrs d’Uḥud, c’est l’invocation en leur faveur, non la prière rituelle connue. »
Je dis : Telle est bien sa parole ; par cette négation, il vise la prière funéraire, et cela n’est pas recevable. En effet, une version d’al-Bukhârî dit : « Il accomplit la ṣalāh sur les gens d’Uḥud comme il accomplit la ṣalāh sur le défunt. » Ce supplément se trouve aussi chez Muslim et d’autres. J’ai reproduit le ḥadith avec les variantes issues des Six Recueils et d’autres sources dans mon ouvrage « Aḥkām al-Janāʾiz » (pp. 82-83), édition du Maktab al-Islâmî.
15 – Il a écrit au sujet du ḥadith (1883) : « D’après Ibn Masʿûd – qu’Allah l’agrée – : le Messager d’Allah ﷺ a dit… Rapporté par Abû Dâwûd, al-Tirmidhî et al-Ḥâkim, lequel l’a déclaré authentique… ».
Je dis : Cela pourrait laisser croire qu’Abû Dâwûd et al-Tirmidhî l’ont rapporté d’après Ibn Masʿûd, alors qu’il n’en est rien ; seul al-Ḥâkim l’a transmis de lui, avec une chaîne solide. Quant à Abû Dâwûd et al-Tirmidhî, ils ne l’ont relaté que d’après Zayd, l’affranchi du Prophète ﷺ, et la chaîne comporte un transmetteur inconnu. Cela dit, ce récit constitue un shâhid acceptable, et le ḥadith possède d’autres shawâhid auxquels j’ai fait allusion dans « al-Taʿlîq al-Raghîb » (2/269).
J’ai de nouveau examiné ces références et révisé leurs textes dans la mesure de mes moyens, le vendredi matin 21 Jumâdâ al-Ûlâ 1398 H.
Écrit par
Abû ʿAbd al-Raḥmân Muḥammad Nâsir al-Dîn al-Albânî