Riyad al-SalihinAn-Nawawi

Dans une autre version : « S’il ne les entoure (1) pas de son conseil, il ne sentira même pas le parfum du Paradis. »

Et, dans une variante rapportée par Muslim : « Il n’est aucun gouverneur chargé des affaires des musulmans qui ne se donne pas de peine pour eux et ne leur prodigue pas un conseil sincère, sans qu’il n’entre au Paradis avec eux. »

660 – ʿÂʾisha – qu’Allah l’agrée – rapporte : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire dans ma maison : « Ô Allah, quiconque prend en main quelque affaire de ma communauté et se montre dur avec elle, sois dur avec lui ; et quiconque prend en main quelque affaire de ma communauté et se montre bienveillant envers elle, sois bienveillant avec lui. » Rapporté par Muslim.

661 – Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée – rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les Enfants d’Israël étaient gouvernés par les prophètes ; chaque fois qu’un prophète mourait, un autre lui succédait. Or il n’y aura plus de prophète après moi, mais il y aura après moi des califes, et ils seront nombreux. » On demanda : « Ô Messager d’Allah, que nous ordonnes-tu ? » Il répondit : « Remplissez l’allégeance due au premier, puis au suivant ; accordez-leur leur droit et demandez à Allah ce qui vous revient, car Allah les interrogera sur la charge qu’Il leur a confiée. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.

662 – ʿÂyidh ibn ʿAmr – qu’Allah l’agrée – se rendit auprès de ʿUbaydullâh ibn Ziyâd et lui dit : « Mon fils, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Les pires bergers sont les despotes brutaux (2).” Garde-toi d’être de ceux-là. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.

663 – Abû Maryam al-Azdî – qu’Allah l’agrée – dit à Muʿâwiya – qu’Allah l’agrée : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Quiconque Allah charge d’une part des affaires des musulmans et qui se retranche derrière un voile, refusant d’écouter leurs besoins, leur détresse et leur pauvreté, Allah se retranchera de Ses besoins (3), de Sa proximité et de Sa grâce envers lui, au Jour de la Résurrection.” »

(1) Le verbe se lit avec un yāʼ fatha, un ḥāʼ damma et un ṭāʼ non voyellé ; il signifie : « il la protège ». Quant à l’expression du Prophète : « thumma lā yajhad », le ḥāʼ porte une fatha et veut dire : « il ne se fatigue pas ». (2) Ce ḥadith a déjà été cité sous le n° 197 en n’étant attribué qu’à Muslim. L’indication « rapporté unanimement » (muttafaqun ʿalayh) semble être une erreur de l’auteur ou des copistes. Le shaykh Shouʿayb précise d’ailleurs que le ḥadith ne se trouve pas dans le Ṣaḥīḥ de al-Bukhārī. (3) Autrement dit, aucune de ses invocations n’a été exaucée et aucun de ses espoirs n’a été réalisé. J’ajoute qu’une des deux chaînes de transmission du ḥadith est authentique, comme je l’ai montré dans Silsilat al-Aḥādīth al-Ṣaḥīḥa, n° 629 – N.
وفي رواية : « فَلَمْ يَحْطِهَا (١) بِنُصْحِهِ لَمْ يَجِدْ رَائِحَةَ الْجَنَّةِ » . وفي رواية لمسلم : « مَا مِنْ أَمِيرٍ يَلِي أُمُورَ الْمُسْلِمِينَ ، ثُمَّ لَا يَجْهَدُ لَهُمْ وَيَنْصَحُ لَهُمْ ، إِلَّا لَمْ يَدْخُلْ مَعَهُمُ الْجَنَّةَ » . ٦٦٠ - وعن عائشة رضي الله عنها قالت : سمعت رسول الله ﷺ يقول في بيتي هذا : « اللَّهُمَّ مَنْ وَلِيَ مِنْ أَمْرِ أُمَّتِي شَيْئًا ، فَشَقَّ عَلَيْهِمْ فَاشْقُقْ عَلَيْهِ ، وَمَنْ وَلِيَ مِنْ أَمْرِ أُمَّتِي شَيْئًا ، فَرَفَقَ بِهِمْ فَارْفُقْ بِهِ » رواه مسلم . ٦٦١ - وعن أبي هريرة رضي الله عنه قال : قال رسول الله ﷺ : « كَانَتْ بَنُو إِسْرَائِيلَ تَسُوسُهُمُ الْأَنْبِيَاءُ ، كُلَّمَا هَلَكَ نَبِيٌّ خَلَفَهُ نَبِيٌّ ، وَإِنَّهُ لَا نَبِيَّ بَعْدِي ، وَسَيَكُونُ بَعْدِي خُلَفَاءُ فَيَكْثُرُونَ » ، قالوا : يا رسول الله فَمَا تَأْمُرُنَا ؟ قال : « أَوْفُوا بِبَيْعَةِ الْأَوَّلِ فَالْأَوَّلِ ، ثُمَّ أَعْطُوهُمْ حَقَّهُمْ ، وَاسْأَلُوا اللَّهَ الَّذِي لَكُمْ ، فَإِنَّ اللَّهَ سَائِلُهُمْ عَمَّا اسْتَرْعَاهُمْ » متفق عليه . ٦٦٢ - وعن عائذ بن عمرو رضي الله عنه ، أَنَّهُ دَخَلَ عَلَى عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ زِيَادٍ ، فَقَالَ لَهُ : أَيُّ بُنَيَّ ، إِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ ﷺ يَقُولُ : « إِنَّ شَرَّ الرِّعَاءِ الْحُطَمَةُ » (٢) فَإِيَّاكَ أَنْ تَكُونَ مِنْهُمْ . متفق عليه . ٦٦٣ - وعن أبي مريم الأزدي رضي الله عنه ، أَنَّهُ قَالَ لِمُعَاوِيَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ : سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ ﷺ يَقُولُ : « مَنْ وَلَّاهُ اللَّهُ شَيْئًا مِنْ أُمُورِ الْمُسْلِمِينَ ، فَاحْتَجَبَ دُونَ حَاجَتِهِمْ وَخَلَّتِهِمْ وَفَقْرِهِمْ ، احْتَجَبَ اللَّهُ دُونَ حَاجَتِهِ (٣) وَخَلَّتِهِ وَفَقْرِهِ يَوْمَ
(١) بفتح التحتية وضم الحاء وسكون الطاء المهملتين أي : يصنها . وقوله ﷺ : ( ثم لا يجهد ) بفتح الهاء أي : لا يتعب . (٢) تقدم هذا الحديث برقم (١٩٧) معزواً لمسلم فقط . ولعل قوله : « متفق عليه » وهم من المؤلف أو من النسخ . وقال الشيخ شعيب : الحديث ليس في البخاري . (٣) أي : لم يجب له دعاء ولم يحقق له أملاً . قلت : وأحد إسنادي الحديث صحيح كما بينته في « الصحيحة » (٦٢٩) - ن - .

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