Certes, l’auteur a bien invoqué, dans l’un de ses autres ouvrages, un hadith différent ; toutefois l’imam al-Hâfiẓ, dans sa réfutation, a démontré qu’il n’y a là aucun argument valable. J’ai reproduit ses propos à ce sujet dans Al-Ajwiba an-nâfiʿa, p. 27 ; que celui qui le désire s’y réfère.
8 – Hadith (1176) : « … La prière de nuit se fait deux rakʿa par deux rakʿa… »
Je dis : Son explication apparaît dans une version rapportée par Muslim où l’on demanda à Ibn ʿUmar – le transmetteur du hadith – : « Que signifie “deux par deux” ? » Il répondit : « Que l’on prononce la salutation finale après chaque paire de rakʿa. » Or le transmetteur connaît mieux que quiconque ce qu’il rapporte, d’autant que plusieurs hadiths décrivent effectivement qu’il saluait après chaque deux rakʿa de la prière nocturne ; on en trouvera quelques-uns dans mon livre Ṣalât at-tarâwîḥ(1).
9 – Le hadith 1231 a déjà été cité sous le n° 1201(2) avec des expressions supplémentaires, dont l’ajout de « wa-jadda » ; cette variante n’est attestée que chez Muslim.
10 – Hadith (1439) : Dans le recueil de Muslim, on lit « aw yaḥuṭṭa ». Al-Burqânî dit : Shubba, Abû ʿAwâna et Yahyâ al-Qaṭṭân l’ont aussi transmis de Mûsâ – la même source que Muslim – en disant « wa-yaḥuṭṭ », sans alif initial.
Je dis : Aḥmad l’a néanmoins rapporté dans son Musnad (1/180) par la voie de Yahyâ – c’est-à-dire al-Qaṭṭân – sous la forme « aw yaḥuṭṭa », comme chez Muslim. Il ajoute ensuite : « Ibn Numayr et Yaʿlâ ont dit : aw yaḥuṭṭa. » Autrement dit, al-Qaṭṭân est confirmé sur cette formulation par Ibn Numayr et Yaʿlâ, tous deux la recevant de Mûsâ.
L’imâm Aḥmad a encore relié leur version ailleurs dans son Musnad (1/185), d’après ʿAbd-Allâh b