603 – Abû Saʿîd al-Khudrî – qu’Allah l’agrée – rapporte qu’un homme demanda : « Ô Messager d’Allah, qui est le meilleur parmi les gens ? » Il répondit : « Un croyant qui lutte avec sa personne et ses biens dans la voie d’Allah. » L’homme reprit : « Et après lui ? » – « Ensuite, dit-il, vient un homme qui se retire dans un défilé(1) et y adore son Seigneur. »
Dans une autre version : « …qui craint Allah et préserve les gens de son mal. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
604 – Le même Compagnon rapporte encore que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il se peut(2) que le meilleur bien d’un musulman soit bientôt un troupeau de brebis qu’il conduira sur les cimes des montagnes et dans les endroits où tombe la pluie(3), fuyant avec sa religion les tentations (fitan). » Rapporté par al-Bukhârî.
Par « cimes des montagnes », on entend leur sommet.
605 – Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée – rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Il n’est pas de prophète qu’Allah ait envoyé qui n’ait gardé des brebis. » Les Compagnons demandèrent : « Même toi ? » Il répondit : « Oui, je les gardais pour les habitants de La Mecque contre quelques qirâṭs (petites pièces). » Rapporté par al-Bukhârî.
606 – Et toujours d’après Abû Hurayra, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Parmi les meilleures sources de subsistance pour les gens figure un homme qui tient la bride de son cheval dans la voie d’Allah : il se précipite sur son dos chaque fois qu’il entend un appel ou un cri d’alarme, s’élançant là où il pense pouvoir tuer (l’ennemi) ou mourir. Ou encore un homme vivant avec un petit troupeau au sommet de l’une de ces crêtes ou au fond de l’une de ces vallées, qui accomplit la prière, s’acquitte de la zakât et adore son Seigneur jusqu’à ce que la certitude (la mort)(4) le surprenne ; les gens ne reçoivent alors de lui que du bien. » Rapporté par Muslim.
« Yatîru » : c’est-à-dire il se hâte. « Matnuhu » : son dos. « Al-hayʿa » : le cri (d’alarme).
(1) Défilé, gorge entre deux montagnes.
(2) C’est sur le point d’arriver.
(3) Lieux où la pluie tombe et où l’herbe pousse.
(4) « La certitude » désigne ici la mort.