dans la poitrine, quand bien même les gens te délivreraient des avis juridiques et t’en répéteraient les fatwas. » (hadith bon)(1), rapporté par Aḥmad et ad-Dârimî dans leurs Musnad.
597 – D’après Abû Surûʿa ʿUqba ibn al-Hârith – qu’Allah l’agrée –, il épousa la fille d’Abû Ihâb ibn ʿAzîz. Une femme vint alors lui dire : « J’ai allaité ʿUqba et celle qu’il vient d’épouser. » ʿUqba répondit : « Je n’ai jamais su que tu m’avais allaité, et tu ne me l’as jamais signalé. » Il se rendit donc à Médine auprès du Messager d’Allah ﷺ, le consulta, et le Messager d’Allah ﷺ déclara : « Que faire, maintenant que cela a été dit ? » ʿUqba se sépara aussitôt d’elle, et elle épousa un autre homme. Rapporté par al-Bukhârî.
598 – Al-Ḥasan ibn ʿAlî – qu’Allah les agrée tous deux – rapporte : « J’ai retenu du Messager d’Allah ﷺ : “Délaisse ce qui te met en doute pour ce qui ne t’inspire aucun doute.” » Rapporté par at-Tirmidhî, qui le juge « bon et authentique ». Autrement dit : « Abandonne ce dont tu doutes et tiens-toi à ce dont tu ne doutes pas. »
599 – ʿÂʾicha – qu’Allah l’agrée – raconte : Abû Bakr aṣ-Ṣiddîq – qu’Allah l’agrée – avait un esclave qui lui versait quotidiennement une redevance(3), et Abû Bakr se nourrissait de cette redevance. Un jour, l’esclave apporta quelque chose et Abû Bakr en mangea. L’esclave lui demanda : « Sais-tu ce que c’est ? » Abû Bakr répondit : « Qu’est-ce donc ? » Il dit : « Avant l’islam, j’avais pratiqué – sans réel savoir – la divination pour quelqu’un et je l’avais dupé. Récemment, il m’a rencontré et m’a donné, pour cela,(4) ce dont tu viens de manger. » Aussitôt, Abû Bakr porta la main à sa gorge et fit vomir tout ce qu’il avait dans