Je dis : Sous ce titre, l’auteur a cité deux hadiths dans lesquels – absolument rien, ni explicitement ni implicitement – ne concerne que l’aumône qu’un enfant accomplit pour son père. Or, sur ce point, il n’existe aucune divergence. Quant à l’aumône provenant d’une autre personne, le sens apparent des textes indique qu’elle ne parvient pas au défunt et qu’il n’en tire aucun bénéfice. Pour plus de détails, voir : Aḥkâm al-Janâʾiz, p. 177, et Tafsîr al-Manâr, vol. 8, p. 254.
6 – (574) D’après Sahl ibn Saʿd (qu’Allah l’agrée) : « Le Messager d’Allah ﷺ reçut une boisson qu’il but, et, à sa droite, se trouvait un jeune garçon… » – fin du hadith.
Je dis : Dans une version rapportée par al-Bukhârî, le fait qu’il ﷺ ait commencé par lui ne s’explique que parce qu’il ﷺ avait demandé à boire ; le récit ne prouve donc nullement que la sunna serait de commencer par le notable de l’assemblée, comme on l’a répandu chez les postérieurs. Le compilateur l’a d’ailleurs signalé au chapitre 111. Il est donc juste de retrancher, de son intitulé, la mention « après celui qui a commencé » et de laisser le chapitre sans cette restriction, conformément à la portée générale de la parole prophétique rapportée par Ibn ʿAbbâs : « À droite, puis encore à droite », le fait d’avoir débuté par lui n’étant en rien contraire à cette généralité, ainsi que nous l’avons exposé. D’autres arguments corroborent encore cette règle ; certains pourront les remarquer, mais il n’est pas opportun d’en traiter ici.
7 – Il a dit : « Chapitre : La sunna du vendredi », n° 203.
Je dis : Il vise manifestement la prière surérogatoire postérieure, car les hadiths qu’il a réunis dans ce chapitre ne concernent que celle-ci. Quant à la sunna préalable au vendredi, il n’existe à proprement parler aucun hadith authentique à son sujet, contrairement aux tentatives de certains zélateurs parmi les hanafites. L’auteur – qu’Allah lui fasse miséricorde – y a d’ailleurs fait allusion en s’abstenant de citer le moindre hadith à ce propos, bien que quelques-uns se trouvent dans les Sunan d’Ibn Mâjah(1) ; mais ils sont extrêmement faibles, comme je l’ai démontré dans ma brochure al-Ajwiba al-nâfiʿa(2). Les adeptes de l’imitation aveugle tiendront-ils compte de la position que l’auteur adopte ici ?