572 – Sahl ibn Saʿd – qu’Allah l’agrée – rapporte : Une femme se présenta au Messager d’Allah ﷺ avec une burdah (manteau tissé) en disant : « Je l’ai tissée de mes propres mains pour te l’offrir afin que tu la portes. » Le Prophète ﷺ l’accepta, car il en avait besoin. Il sortit ensuite vers nous, et elle lui servait de pagne(1). Alors un homme dit : « Donne-la-moi pour que je la porte ; comme elle est belle ! » — « Oui », répondit le Prophète ﷺ. Il demeura encore un moment assis dans l’assemblée, puis rentra, plia le vêtement et le fit remettre à cet homme. Les gens lui dirent : « Tu n’as pas bien agi ! Le Prophète ﷺ l’a revêtue parce qu’il en avait besoin, et malgré cela tu la lui as demandée, sachant qu’il ne refuse jamais une requête. » Il répondit : « Par Allah, si je la lui ai demandée, ce n’est pas pour la porter ; je l’ai voulue pour qu’elle soit mon linceul. » Sahl conclut : « Et c’est effectivement devenu son linceul. » Rapporté par al-Bukhârî.
573 – Abû Mûsâ – qu’Allah l’agrée – rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque les Ashʿarites manquent de vivres au cours d’une expédition ou que la nourriture de leurs familles se fait rare à Médine, ils rassemblent ce qu’ils possèdent dans un seul tissu, puis le répartissent équitablement entre eux dans un même récipient. Ils sont de moi et je suis d’eux. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim. — « Armalû » : leurs provisions sont épuisées ou sur le point de l’être.
63 – Chapitre : Rivaliser dans les affaires de l’Au-delà et rechercher l’abondance de ce qui est source de bénédiction
Allah, exalté soit-Il, dit : « Et dans cela, que les compétiteurs rivalisent ! » (al-Mutaffifîn, 26).
574 – Sahl ibn Saʿd – qu’Allah l’agrée – rapporte : On apporta une boisson au Messager d’Allah ﷺ. Il en but, tandis qu’à sa droite se tenait un jeune garçon et, à sa gauche, des vieillards. Il dit au garçon : « M’autorises-tu que je la leur donne ? » Le garçon répondit : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah, je ne céderai à personne la part qui me revient de toi. » Le Messager d’Allah ﷺ déposa alors la coupe dans sa main.(2) Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.