ouverte, rā’ muette et jīm : il s’agit du lit par où s’écoule l’eau.
61 – Chapitre : Interdiction de l’avarice (bukhl) et de la cupidité acharnée (shuḥḥ)
Allah, exalté soit-Il, dit : « Quant à celui qui se montre avare, se croit autosuffisant et traite de mensonge la plus belle promesse, Nous le ferons aller vers la voie la plus ardue. Son bien ne lui sera d’aucune utilité lorsqu’il sera précipité. » (sourate La Nuit, 92 : 8-11)
Il dit aussi : « Ceux qui sont préservés de la sordide avidité de leur propre âme, ceux-là sont les bienheureux. » (sourate La Grande Perte, 64 : 16)
Quant aux hadiths, plusieurs ont déjà été cités dans le chapitre précédent.
568 – D’après Jâbir – qu’Allah l’agrée –, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Mettez-vous à l’abri de l’injustice, car l’injustice sera, au Jour de la Résurrection, des ténèbres superposées. Et mettez-vous à l’abri de la cupidité acharnée (shuḥḥ), car elle a fait périr ceux qui vous ont précédés : elle les poussa à s’entretuer[4] et à déclarer licites ce qu’Allah avait rendu sacré. » Rapporté par Muslim.
62 – Chapitre : La préférence accordée à autrui (ithâr) et la solidarité
Allah, exalté soit-Il, dit : « Ils les préfèrent [à eux-mêmes], quand bien même ils sont eux-mêmes dans le besoin[5]. » (sourate Le Rassemblement, 59 : 9)
Et Il dit : « Ils offrent à manger, malgré l’amour qu’ils en ont, au pauvre, à l’orphelin et au prisonnier. » (sourate L’Homme, 76 : 8)
569 – Selon Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée –, un homme se présenta au Prophète ﷺ et dit : « Je suis exténué[6]. » Le Prophète envoya quelqu’un auprès de l’une de ses épouses. Elle répondit : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai rien d’autre que de l’eau… »
Notes :
[4] Litt. « à faire couler leurs sangs », c’est-à-dire à s’entretuer.
[5] Ithâr : le fait de préférer autrui à soi-même dans la jouissance d’un bien ou d’un avantage.
[6] Le terme majhūd signifie ici « épuisé par la faim ».