Quant aux hadiths, la plupart ont été cités dans les deux chapitres précédents ; parmi ceux qui ne l’ont pas encore été :
527 – D’après Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée — le Prophète ﷺ a dit : « La richesse ne consiste pas dans l’abondance de biens meubles, la vraie richesse est la richesse du cœur. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Le terme ʿaraḍ (ʿayn et rā vocalisés par une fatha) désigne ici la richesse matérielle.
528 – D’après ʿAbd Allâh ibn ʿAmr — qu’Allah les agrée tous deux — le Messager d’Allah ﷺ a dit : « A bel et bien réussi celui qui a embrassé l’islam, à qui il a été accordé une subsistance suffisante et qu’Allah a rendu satisfait de ce qu’Il lui a octroyé. » Rapporté par Muslim.
529 – D’après Hakîm ibn Hizâm — qu’Allah l’agrée — il raconta : « J’ai demandé [une aumône] au Messager d’Allah ﷺ et il me l’a accordée ; je lui ai de nouveau demandé et il me l’a encore accordée, puis il me dit : “Ô Hakîm, ce bien est verdoyant et agréable. Quiconque le prend avec générosité d’âme verra la bénédiction s’y installer ; quiconque le prend avec convoitise n’y trouvera aucune bénédiction : il sera comme celui qui mange sans jamais être rassasié. Et la main qui donne est meilleure que la main qui reçoit.” » Hakîm conclut : « Par Celui qui t’a envoyé avec la Vérité, ô Messager d’Allah, je ne solliciterai plus jamais rien de personne après toi jusqu’à ce que je quitte ce monde. »
Par la suite, Abû Bakr — qu’Allah l’agrée — l’appela pour lui remettre son allocation, mais il refusa d’en accepter quoi que ce soit ; puis ʿUmar — qu’Allah l’agrée — fit de même et il refusa encore. ʿUmar déclara alors : « Ô musulmans, je vous prends à témoin : je propose à Hakîm le droit qu’Allah lui a réservé sur le butin d’État (al-fayʾ), et il refuse de le recevoir. » Ainsi, Hakîm ne sollicita ni n’accepta plus rien de quiconque après le Prophète ﷺ, et ce jusqu’à sa mort. Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
• Le verbe yarzaʾu (racine rā-zāy-hamza) signifie : « prendre de quelqu’un » ; originellement, ar-ruzʾ désigne une diminution, c’est-à-dire qu’il ne causa de manque à personne en acceptant quoi que ce soit.
• Ishrâf an-nafs : l’avidité, le fait que l’âme convoite et se penche vers la chose convoitée.
• Sakhâwat an-nafs : l’absence de convoitise, d’attachement et d’avidité à l’égard du bien matériel.
530 – D’après Abû Burda, d’après Abû Mûsâ al-Ashʿarî — qu’Allah l’agrée — il dit : « Nous sortîmes avec…"