Dans une autre version, ils mangèrent par groupes de dix, jusqu’à ce qu’il en eût fait de même avec quatre-vingts hommes ; ensuite, le Prophète ﷺ mangea, ainsi que les gens de la maison, et ils laissèrent un reste.
Selon une autre version encore, ils mirent de côté ce qu’il y avait en trop et l’envoyèrent à leurs voisins.
Dans un autre récit rapporté par Anas, celui-ci raconte : « Un jour, je vins trouver le Messager d’Allah ﷺ et le trouvai assis avec ses Compagnons. Il s’était noué le ventre avec une bande de tissu. Je demandai à certains de ses Compagnons : “Pourquoi le Messager d’Allah ﷺ s’est-il ainsi bandé le ventre ?” Ils répondirent : “À cause de la faim.” Je me rendis alors chez Abû Ṭalḥa, l’époux d’Umm Sulaym bint Milḥân, et lui dis : “Ô mon père, j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ se nouer le ventre avec une bande ; j’ai interrogé quelques-uns de ses Compagnons et ils m’ont dit que c’était par faim.” Abû Ṭalḥa entra alors auprès de ma mère et lui demanda : “As-tu quelque chose ?” Elle répondit : “Oui, j’ai quelques morceaux de pain et quelques dattes. Si le Messager d’Allah ﷺ vient seul, nous pourrons le rassasier ; mais s’il vient accompagné, cela sera insuffisant.” » – puis Anas mentionna la suite complète du hadith.
57 – Chapitre du contentement (qanaʿa), de la chasteté (ʿafâf), de la modération (iqtiṣâd) dans les moyens de subsistance et dans les dépenses, et de la réprobation de la mendicité sans nécessité
Allah, le Très-Haut, dit : « Il n’est aucune créature qui se meut sur terre sans que sa subsistance ne relève d’Allah. » (Hûd, 6)
Et Il dit : « (Les aumônes sont destinées) aux pauvres qui se sont consacrés à la voie d’Allah(1), incapables de parcourir la terre pour subvenir à leurs besoins ; l’ignorant les croit aisés tant ils s’abstiennent par pudeur : tu les reconnais à leur apparence, ils ne sollicitent pas les gens avec insistance(2). » (La Vache, 273)
Et Il dit : « Ceux qui, lorsqu’ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares, mais tiennent un juste milieu entre ces deux extrêmes. » (Le Discernement, 67)
Et Il dit : « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. Je ne veux d’eux ni subsistance ni qu’ils Me nourrissent. » (Les Éparpillées, 56-57)