treize hommes, les fit asseoir dans l’orbite de son œil ; puis il prit l’une de ses côtes, la planta debout, harnacha le plus grand chameau que nous avions et celui-ci passa dessous. Nous emportâmes de sa viande et des quartiers destinés à être séchés. Lorsque nous arrivâmes à Médine, nous allâmes trouver le Messager d’Allah ﷺ et lui racontâmes l’affaire. Il dit : « C’est une subsistance qu’Allah a fait surgir pour vous. Avez-vous gardé de sa viande afin de nous en donner ? » Nous en envoyâmes alors au Messager d’Allah ﷺ et il en mangea. Rapporté par Muslim.
« Le jirâb » — sac en cuir bien connu, le jīm se prononçant plutôt avec kasra qu’avec fatḥa —. L’expression « namaṣṣuhâ » s’emploie avec un mīm ouvert. « Al-khabt » est un feuillage d’arbre bien connu dont se nourrissent les chameaux. « Al-kathîb » désigne une butte de sable. « Al-waqb », avec wāw ouverte, qāf muette et bāʾ ensuite, est la cavité de l’œil. « Al-qilâl » sont de grandes jarres. « Al-fidr », avec fāʾ brisée et dāl ouvert, signifie « morceaux ». L’expression « rahala al-baʿîr », avec ḥāʾ allégée, signifie : lui mettre la selle. « Al-wushâʾiq », avec shīn pointée et qāf, est la viande que l’on tranche pour la faire sécher. Allah sait mieux.
524 – Asmâʾ bint Yazîd — qu’Allah l’agrée — a dit : « Les manches de la tunique du Messager d’Allah ﷺ descendaient jusqu’au ruḍugh. » Rapporté par Abû Dâwûd et al-Tirmidhî, qui le classe comme bon (1).
« Le ruḍugh » — graphie avec ṣād ; on trouve aussi la forme « rusgh » avec sīn — est l’articulation entre la main et l’avant-bras, c’est-à-dire le poignet.
525 – Jâbir — qu’Allah l’agrée — raconte : « Nous creusions le fossé le jour de la Tranchée lorsqu’un rocher extrêmement dur nous barra la route. On alla dire au Prophète ﷺ : “Un bloc rocheux nous empêche de poursuivre le fossé.” Il répondit : “Je descends.” Il se leva, le ventre ceint d’une pierre, et voilà trois jours que nous n’avions rien goûté (2). Le Prophète ﷺ prit alors la pioche, frappa, et le rocher se réduisit en une butte de sable friable. Je dis : “Ô Messager d’Allah, permets-moi de rentrer à la maison.” Je dis ensuite à mon épouse : “J’ai vu chez le Prophète ﷺ quelque chose qui… (la suite) ”.
(1) C’est-à-dire : il le range dans la catégorie du ḥadîth bon.
(2) Expression idiomatique : « ne rien goûter de goûtable », c’est-à-dire aucune nourriture.