deux espèces connues d’arbres du désert.
506 – Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée — rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô Allah, fais que la subsistance de la famille de Muhammad se limite au strict nécessaire. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Les lexicographes expliquent que « quût » désigne ce qui suffit tout juste à calmer la faim.
507 – Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée — rapporte :
« Par Allah, en dehors de qui il n’est point de divinité, il m’est arrivé de plaquer mon ventre contre la terre tant j’avais faim, et de serrer une pierre contre mon estomac pour la même raison. Un jour, je m’étais assis sur le chemin par lequel ils sortaient ; le Prophète ﷺ passa près de moi, sourit en me voyant et lut sur mon visage et dans mon cœur ce que j’éprouvais. Puis il dit : “Abû Hirr !” — Je répondis : “À ton service, ô Messager d’Allah.” — Il reprit : “Suis-moi”, et continua sa route ; je le suivis. Il entra, demanda la permission (pour moi) et on me la donna. Je trouvai alors dans un gobelet un peu de lait. Il demanda : “D’où vient ce lait ?” — On répondit : “Untel — ou Unetelle — te l’a offert.” — Il dit : “Abû Hirr !” — Je répondis : “À ton service, ô Messager d’Allah.” — Il reprit : “Va chercher les Ahl as-Suffa et convie-les ici.”
Les Ahl as-Suffa étaient les hôtes de l’islam ; ils ne disposaient ni de foyer, ni de biens, ni d’aucun soutien. Quand une aumône parvenait au Prophète, il la leur envoyait sans rien en prendre ; lorsqu’on lui offrait un présent, il le leur faisait parvenir, en consommait lui-même une part et les y associait.
Cette consigne me contraria et je me dis : « Que représente donc ce lait pour les Ahl as-Suffa ? J’étais en droit d’en boire au moins une gorgée pour reprendre des forces. Mais s’ils viennent et qu’il me commande de le leur donner, que pourra-t-il bien m’en rester ? » Cependant, on ne saurait se soustraire à l’obéissance d’Allah ni à celle de Son Messager ﷺ. Je partis donc les appeler. Ils vinrent, demandèrent l’autorisation d’entrer, on la leur accorda, et ils prirent place dans la maison.
Le Prophète ﷺ dit alors : “Abû Hirr !” — Je répondis : “À ton service, ô Messager d’Allah.” — Il dit : “Prends et sers-les.” Je pris donc le gobelet et me mis à le tendre à chacun : il buvait jusqu’à satiété puis me rendait le gobelet ; je le passais alors au suivant, qui buvait jusqu’à être rassasié, puis me le rendait. Cela continua jusqu’à ce que je revienne au Prophète ﷺ ; tout le groupe avait bu à satiété. Le Prophète saisit alors le gobelet, le posa sur sa main, me regarda et sourit, puis dit : “Abû Hirr !” — Je répondis : “À ton service, ô Messager d’Allah.” — Il dit : “Il ne reste plus que toi et moi.” — Je répondis : “Tu dis vrai, ô…»