ou ce que tu as porté et usé, ou ce que tu as donné en aumône et ainsi fait parvenir (à l’au-delà). »
Rapporté par Muslim.
488 – ʿAbd Allâh ibn Mughaffal — qu’Allah l’agrée — rapporte : Un homme dit au Prophète ﷺ : « Ô Messager d’Allah, par Allah, je t’aime vraiment. » Il répondit : « Regarde bien ce que tu viens de dire. » L’homme insista : « Par Allah, je t’aime vraiment », et ce, à trois reprises. Alors le Prophète ﷺ déclara : « Si tu m’aimes, prépare-toi à la pauvreté en la harnachant d’un tajfâf, car la pauvreté fond sur celui qui m’aime plus vite qu’un torrent n’atteint son embouchure. »
Rapporté par at-Tirmidhî, qui le classe ḥasan. (1)
489 – Kaʿb ibn Mâlik — qu’Allah l’agrée — rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Deux loups affamés lâchés dans un troupeau ne lui causeraient pas plus de ravages que l’ardeur d’un homme pour la richesse et le prestige n’en cause à sa religion. »
Rapporté par at-Tirmidhî, qui le qualifie de ḥasan ṣaḥîḥ.
490 – ʿAbd Allâh ibn Masʿûd — qu’Allah l’agrée — raconte : Le Messager d’Allah ﷺ dormit sur une natte en jonc ; lorsqu’il se leva, celle-ci avait laissé des marques sur son flanc. Nous lui dîmes : « Ô Messager d’Allah, si seulement nous te préparions un matelas plus doux ! » Il répondit : « Que m’importe ce bas-monde ? Je n’y suis que comme un voyageur qui a cherché l’ombre d’un arbre, puis s’en est allé en le laissant derrière lui. »
Rapporté par at-Tirmidhî, qui le tient pour ḥasan ṣaḥîḥ. (2)
491 – Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée — rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les pauvres entreront au Paradis cinq cents ans avant les riches. »
Rapporté par at-Tirmidhî, qui le déclare ṣaḥîḥ.
492 – Ibn ʿAbbâs et ʿImrân ibn Ḥuṣayn — qu’Allah les agrée — rapportent que le Prophète ﷺ a dit : « J’ai contemplé le Paradis et j’y ai vu que la plupart de ses habitants étaient des pauvres ; j’ai contemplé le Feu et j’y ai vu que la plupart de ses habitants étaient des femmes. »
Hadith reconnu comme mutaffaq ʿalayhi d’après la version d’Ibn ʿAbbâs.
Notes :
(1) Tajfâf : housse ou cuirasse de protection que l’on fait porter au cheval pour le préserver des blessures ; par extension, un vêtement analogue peut être porté par l’homme.
(2) Witâʾ : lit, matelas ou tout support de couchage destiné à adoucir la dureté du sol.