de lui couvrir la tête et de déposer sur ses pieds quelques brins d’idhkhir (1). Quant à certains d’entre nous, leurs fruits avaient déjà mûri, si bien qu’ils allaient les cueillir pour les offrir. » Ḥadith mutaffaqun ʿalayh.
namira : manteau de laine multicolore. — « aynaʿat » : ont mûri, sont arrivés à maturité. — « yahdîhâ » (deux lectures : ya-hdî-hâ) : il les cueille, il les ramasse. L’expression est employée par métaphore pour évoquer les biens matériels qu’Allah — Exalté soit-Il — leur a ensuite accordés.
481 – Selon Sahl ibn Saʿd as-Saʿidî — qu’Allah l’agrée —, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si la vie d’ici-bas valait auprès d’Allah ne serait-ce que l’aile d’un moustique, Il n’accorderait pas au mécréant même une simple gorgée d’eau. » Rapporté par at-Tirmidhî, qui le qualifie de ḥasan ṣaḥîḥ.
482 – Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée — rapporte : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Sachez que ce monde est maudit (2), maudit tout ce qu’il renferme, hormis le rappel d’Allah Très-Haut, ce qui s’y rattache, un savant et un étudiant. » Rapporté par at-Tirmidhî, qui le juge ḥasan.
483 – ʿAbd Allâh ibn Masʿûd — qu’Allah l’agrée — rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne vous lancez pas dans l’acquisition de domaines agricoles (3), de peur de vous attacher à la vie d’ici-bas. » Rapporté par at-Tirmidhî, qui le déclare ḥasan.
484 – ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ibn al-ʿÂṣ — qu’Allah les agrée — raconte : « Il passa un jour près de nous… »
Notes :
(1) Herbe odoriférante (le chiendent d’Arabie) utilisée comme combustible ou litière.
(2) Autrement dit : privé de bénédiction et sans valeur auprès d’Allah lorsqu’on en fait une fin en soi.
(3) Al-ḍayʿa : propriété rurale — champ, verger ou ferme — exploitée pour en tirer un revenu.