l’on couvrait ses pieds, sa tête apparaissait ; puis Allah a étendu pour nous les biens de ce bas monde tels qu’Il les a étendus — ou, dit-il encore : on nous a donné de ce bas monde ce qui nous a été donné — et nous craignons que nos bonnes actions ne nous aient déjà été rétribuées (1). Il se mit alors à pleurer jusqu’à délaisser le repas. Rapporté par al-Bukhârî.
460 – Abû Umâma Ṣudayy ibn ʿAjlân al-Bâhilî, qu’Allah l’agrée, rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Rien n’est plus aimé d’Allah – Très-Haut – que deux gouttes et deux traces : une larme versée par crainte d’Allah et une goutte de sang répandue dans la voie d’Allah. Quant aux deux traces, il s’agit d’une marque (laissée) dans la voie d’Allah – Très-Haut – et d’une marque (laissée) lors de l’accomplissement de l’une des obligations prescrites par Allah – Très-Haut. » Rapporté par at-Tirmidhî, qui le qualifie de hadith bon (ḥasan).
De nombreux autres hadiths abordent ce sujet, parmi lesquels :
Le ḥadith d’al-ʿIrbâḍ ibn Sâriya, qu’Allah l’agrée : « Le Messager d’Allah ﷺ nous adressa une exhortation devant laquelle les cœurs frissonnèrent et les yeux laissèrent couler (2) leurs larmes. » Il a déjà été cité au chapitre de l’interdiction des innovations.
55 – Chapitre : Le mérite du détachement d’avec ce bas monde, l’encouragement à s’en contenter de peu et le mérite de la pauvreté
Allah – Très-Haut – dit : « La vie d’ici-bas n’est comparable qu’à une eau que Nous faisons descendre du ciel ; par elle se mêle la végétation de la terre, dont se nourrissent les hommes et les troupeaux, jusqu’à ce que, lorsque la terre a revêtu son embellissement (3) et s’est parée… »