hadith authentique, rapporté par Abû Dâwûd, et par at-Tirmidhî, dans son ouvrage Les Chamâʾil, au moyen d’une chaîne de transmission authentique.
456 – D’après Anas, qu’Allah l’agrée, le Messager d’Allah ﷺ dit à Ubayy ibn Kaʿb, qu’Allah l’agrée : « Allah – Puissant et Majestueux – m’a ordonné de te réciter : “Ceux qui ont mécru parmi les Gens du Livre et les polythéistes ne se seraient pas détournés avant que ne leur vienne la Preuve évidente.” (98 : 1) » Il demanda : « Et Il m’a cité ? » – « Oui », répondit le Prophète. Alors Ubayy se mit à pleurer. Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Dans une autre version : Ubayy ne cessait de pleurer.
457 – Anas rapporte encore : Après le décès du Messager d’Allah ﷺ, Abû Bakr dit à ʿUmar – qu’Allah les agrée : « Allons chez Umm Ayman – qu’Allah l’agrée –, comme le Messager d’Allah ﷺ avait coutume de le faire. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès d’elle, elle se mit à pleurer. Ils lui dirent : « Qu’est-ce qui te fait pleurer ? Ne sais-tu pas que ce qu’il y a auprès d’Allah est meilleur pour le Messager d’Allah ﷺ ? » Elle répondit : « Je ne pleure pas parce que j’ignore (1) que ce qu’il y a auprès d’Allah est meilleur pour le Messager d’Allah ﷺ ; je pleure parce que la Révélation s’est interrompue du ciel. » Ces paroles les émurent et ils se mirent à pleurer avec elle. Rapporté par Muslim, déjà cité au chapitre de la visite aux gens vertueux.
458 – Selon Ibn ʿUmar, qu’Allah l’agrée, lorsque la maladie du Messager d’Allah ﷺ s’aggrava, on l’interrogea à propos de la prière ; il dit : « Ordonnez à Abû Bakr de conduire la prière. » ʿÂʾisha, qu’Allah l’agrée, objecta : « Abû Bakr est un homme au cœur tendre (2) ; lorsqu’il récite le Coran, les larmes le submergent. » Le Prophète reprit : « Ordonnez-lui de diriger la prière. »
Dans une autre version rapportée par ʿÂʾisha : « J’ai dit : Si Abû Bakr se tient à ta place, les gens n’entendront pas sa récitation tant il pleure. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
459 – D’après Ibrâhîm ibn ʿAbd-ar-Raḥmân ibn ʿAwf : On présenta un repas à ʿAbd-ar-Raḥmân ibn ʿAwf, qu’Allah l’agrée, alors qu’il jeûnait. Il dit : « Muṣʿab ibn ʿUmayr, qu’Allah l’agrée, a été tué, et il valait mieux que moi ; on ne trouva pour le linceul qu’une simple étoffe : si l’on couvrait sa tête, ses pieds apparaissaient, et si… »