451 – D’après Abû Masʿûd, qu’Allah l’agrée, le Prophète ﷺ me dit : « Récite-moi le Coran. » Je répondis : « Ô Messager d’Allah, te le réciterais-je alors qu’il t’a été révélé ?! » Il dit : « J’aime l’entendre d’une autre voix que la mienne. » Je lui récitai donc la sourate « Les Femmes » (an-Nisâʾ), et lorsque j’arrivai à ce verset : « Comment sera-t-il donc lorsque Nous ferons venir, de chaque communauté, un témoin, et que Nous te ferons venir, toi, comme témoin contre ceux-ci ? » (4 : 41), il dit : « Cela suffit pour le moment. » (1) Je me retournai vers lui et vis ses yeux ruisseler de larmes. (2) Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
452 – D’après Anas, qu’Allah l’agrée : Le Messager d’Allah ﷺ prononça un discours tel que je n’en avais jamais entendu auparavant. Il déclara : « Si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup. » Les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ se couvrirent alors le visage et l’on entendait leurs sanglots. Rapporté par al-Bukhârî et Muslim. Il a déjà été expliqué dans le chapitre de la Crainte.
453 – D’après Abû Hurayra, qu’Allah l’agrée, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « N’entrera pas dans le Feu (3) celui qui aura pleuré par crainte d’Allah jusqu’à ce que le lait retourne dans le pis, et la poussière soulevée sur le sentier d’Allah (4) ne se joindra jamais à la fumée de la Géhenne. » Rapporté par at-Tirmidhî, qui a dit : Hadith bon et authentique.
454 – D’après Abû Hurayra, qu’Allah l’agrée, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Sept personnes seront ombragées par Allah dans Son ombre, le Jour où il n’y aura d’ombre que la Sienne : 1) un dirigeant équitable ; 2) un jeune qui a grandi dans l’adoration d’Allah, le Très-Haut ; 3) un homme dont le cœur est attaché aux mosquées ; 4) deux hommes qui se sont aimés en Allah, se réunissant pour Lui et se quittant pour Lui ; 5) un homme qu’une femme de rang et de beauté a sollicité, et qui a répondu : « Je crains Allah. » ; 6) un homme qui fait l’aumône si discrètement que sa main gauche ne sait pas ce que dépense sa main droite ; 7) un homme qui, dans la solitude, se rappelle Allah et dont les yeux se mettent à verser des larmes. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
455 – D’après ʿAbd-Allâh ibn ash-Shikhkhîr, qu’Allah l’agrée, je me rendis auprès du Messager d’Allah ﷺ alors qu’il accomplissait la prière ; de l’intérieur de sa poitrine (5) montait un bruissement semblable au bouillonnement d’une marmite, tant il pleurait. Hadith authentique, rapporté par Abû Dâwûd,