et, pour la parole : « … kharra(t) khaṭāyāh » – on la lit avec un khâ pointé –, c’est-à-dire : « ses fautes tombent ». Certains la rapportent sous la forme « jarra(t) » avec un jîm, mais la leçon correcte est celle du khâ, qui est celle de la majorité. Quant à l’expression « fayantashiru », elle signifie : il fait sortir de son nez ce qui le gêne ; et le terme « an-nathra » désigne l’extrémité du nez.
444 – D’après Abû Mûsâ al-Ašʿarî, qu’Allah l’agrée, le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque Allah – Très-Haut – veut faire miséricorde à une communauté, Il reprend l’âme de son prophète avant elle, le faisant ainsi pour elle faratan(1), un précurseur qui la devance. Mais lorsqu’Il veut la perte d’une communauté, Il la châtie alors que son prophète est encore vivant ; Il l’anéantit sous ses yeux et apaise ainsi son regard en voyant la ruine de ceux qui l’ont traité de menteur et ont désobéi à son ordre. » Rapporté par Muslim.
52 – Chapitre : Le mérite de l’espérance
Allah – Très-Haut – rapporte ces paroles de Son serviteur vertueux : « Je remets mon affaire à Allah ; Allah observe parfaitement les serviteurs. Allah le préserva donc des méfaits de leurs manigances. » (Ghâfir, 44-45)
445 – Selon Abû Hurayra, qu’Allah l’agrée, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah, Majesté et Gloire à Lui, a dit : “Je suis tel que Mon serviteur pense que Je suis, et Je suis avec lui lorsqu’il Me mentionne. – Par Allah ! Allah se réjouit davantage du repentir de Son serviteur que l’un de vous ne se réjouit de retrouver sa monture égarée au désert. – Celui qui se rapproche de Moi d’un empan, Je Me rapproche de lui d’une coudée ; celui qui se rapproche de Moi d’une coudée, Je Me rapproche de lui d’une brasse ; et s’il vient à Moi en marchant, Je viens à lui en hâtant le pas.” » Hadith rapporté par al-Bukhârî et Muslim. Le libellé ci-dessus est celui d’une des versions de Muslim. Son explication a déjà été donnée dans le chapitre précédent(2).
Il est rapporté dans les deux Ṣaḥîḥ : « wa-anâ maʿahu ḥīna yadhkurunî » – « et Je suis avec lui quand il Me mentionne » – avec un nûn ; tandis que, dans la présente version, on lit « ḥaythu » – « lorsque » – avec un thâʾ ; les deux leçons sont valides.
446 – De Jâbir ibn ʿAbd Allah, qu’Allah les agrée tous deux, qui a entendu le Messager d’Allah ﷺ, peu avant sa mort,