les deux derniers hadiths qu’il contient ; et il écrit, à propos du premier : « Le propos du shaykh : “par des chaînes de transmission authentiques” laisse entendre qu’il existe pour ce texte plusieurs voies remontant à Ibn ‘Umar, alors que ce n’est pas le cas. »
Quant à l’autre hadith, il ajoute : « L’expression du shaykh : “par des chaînes” prête à discussion ; en effet, chez Abû Dâwûd et Ibn Mâjah, on ne dispose que de la chaîne de Hammâd, et rien de plus. »
Si l’on objecte : « Dès lors, que veut donc signifier an-Nawawî par cette terminologie ? », je réponds : il me semble qu’il entend indiquer par là que le hadith est notoire, mais d’une notoriété relative, parce qu’il nous est parvenu par plusieurs voies se rejoignant chez l’un de ses transmetteurs ; dans l’exemple précédent, il s’agit de Manṣûr b. al-Mu‘tamir.
Voilà, pour ma part, la réponse à la question posée ; je n’ai vu personne d’autre s’y attarder. Pourtant, ainsi qu’il a déjà été mentionné, le ḥâfiẓ critique à plusieurs endroits de l’Adhkâr de l’auteur — qu’Allah lui fasse miséricorde — cette même tournure dans son ouvrage Natâʾij al-Afkâr.
3 – Bénéfices divers (1)
1 – Hadith (8) : « D’après Abû Hurayra … Allah ne regarde ni vos corps ni vos apparences, mais Il regarde vos cœurs. » Rapporté par Muslim.
Je précise que Muslim, ainsi que d’autres, mentionne dans une variante : « et vos œuvres ». Ce supplément se trouve également dans Ghâyat al-Marâm fî Takhrîj al-Ḥalâl wa-l-Ḥarâm (410). Cet ajout est d’une importance capitale, parce que