Bakr et ‘Umar – qu’Allah les agrée tous deux – au sein d’un petit groupe(1). Le Messager d’Allah ﷺ se leva alors d’au milieu de nous ; comme il tardait à revenir, nous craignîmes qu’il ne fût soustrait à notre vue(2). Alarmés, nous nous levâmes ; j’étais le premier à m’élancer et je partis à la recherche(3) du Messager d’Allah ﷺ, jusqu’à ce que j’arrive à un jardin appartenant aux Ansâr. Le rapporteur poursuit ensuite le récit en détail jusqu’à ces paroles : le Messager d’Allah ﷺ dit : « Va ; à quiconque tu rencontreras derrière ce mur attestant qu’il n’est de divinité digne d’adoration qu’Allah, son cœur en étant pleinement convaincu, annonce la bonne nouvelle du Paradis. » Rapporté par Muslim.
430 – D’après ‘Abd Allah b. ‘Amr b. al-‘Âṣ – qu’Allah les agrée tous deux – : le Prophète ﷺ récita cette parole d’Allah au sujet d’Abraham – sur lui la paix : « Seigneur, elles ont certes égaré quantité d’hommes ; quiconque me suit est des miens » (Ibrâhîm, 36), puis ces paroles de Jésus – sur lui la paix : « Si Tu les châties, ils sont Tes serviteurs ; et si Tu leur pardonnes, c’est Toi, certes, le Puissant, le Sage » (Al-Mâ’ida, 118). Il leva alors les mains en disant : « Ô Allah, ma communauté ! ma communauté ! », puis il pleura. Allah – Puissant et Majestueux – dit alors : « Ô Gabriel, rends-toi auprès de Muhammad – ton Seigneur sait mieux – et demande-lui : Qu’est-ce qui le fait pleurer ? » Gabriel se rendit auprès de lui ; le Messager d’Allah ﷺ l’informa de ce qu’il avait dit, et Allah le savait déjà. Allah – Très-Haut – ajouta : « Ô Gabriel, va auprès de Muhammad et dis-lui : Nous te satisferons au sujet de ta communauté et Nous ne te contrarierons pas. » Rapporté par Muslim.
431 – D’après Mu‘âdh b. Jabal – qu’Allah l’agrée : J’étais assis en croupe derrière le Prophète ﷺ sur un âne. Il me dit : « Ô Mu‘âdh ! Sais-tu quel est le droit d’Allah sur Ses serviteurs et quel est le droit des serviteurs sur Allah ? » Je répondis : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « Le droit d’Allah sur les serviteurs est qu’ils L’adorent sans rien Lui associer ; et le droit des serviteurs sur Allah est qu’Il ne châtie pas celui qui ne Lui associe rien. » Je dis : « Ô Messager d’Allah, ne dois-je pas en annoncer la bonne nouvelle aux gens ? » Il répondit : « Ne la leur annonce pas, de peur qu’ils ne s’en remettent exclusivement à cela. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim (muttafaqun ‘alayh).
432 – D’après al-Barâ’ b. ‘Âzib – qu’Allah les agrée tous deux –, le Prophète ﷺ a dit : « Lorsqu’un musulman… »