419 – D’après Jâbir – qu’Allah l’agrée –, un bédouin vint trouver le Prophète ﷺ et lui demanda : « Ô Messager d’Allah, quels sont les deux cas décisifs ? » Il répondit : « Quiconque meurt sans rien associer à Allah entrera au Paradis, et quiconque meurt en Lui associant quoi que ce soit entrera en Enfer. » Rapporté par Muslim.
420 – D’après Anas – qu’Allah l’agrée –, le Prophète ﷺ avait Muʿâdh assis derrière lui sur la selle. Il l’appela : « Ô Muʿâdh ! » – « Me voici, ô Messager d’Allah, entièrement à ton service », répondit-il. Il l’appela une deuxième, puis une troisième fois, et Muʿâdh répondit de la même façon. Le Prophète ﷺ dit alors : « Aucun serviteur qui atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager, sincèrement, du fond du cœur, ne sera livré au Feu : Allah lui interdira l’Enfer. » Muʿâdh demanda : « Ô Messager d’Allah, ne devrais-je pas en informer les gens, afin qu’ils s’en réjouissent ? » Il répondit : « Ils risqueraient alors de s’y reposer. » Muʿâdh ne transmit ces paroles qu’à l’approche de sa mort, par crainte de commettre une faute en les passant sous silence. Hadith rapporté par al-Bukhârî et Muslim (muttafaq ʿalayh).
421 – D’après Abû Hurayra – ou Abû Saʿîd al-Khudrî –, qu’Allah les agrée tous deux (le rapporteur hésite, mais cela n’entache en rien la fiabilité du récit, car tous les Compagnons sont dignes de confiance), il raconta : Lors de l’expédition de Tabûk, les gens furent éprouvés par la famine. Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, permets-nous d’abattre nos chameaux de trait (1) pour que nous puissions en manger la viande et nous enduire de leur graisse. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Faites-le. » ʿUmar – qu’Allah l’agrée – intervint alors : « Ô Messager d’Allah, si tu le fais, il ne nous restera plus de montures (2). Invite plutôt chacun à apporter le surplus de ses provisions (3) et implore Allah qu’Il y mette Sa bénédiction ; peut-être y placera-t-Il la bénédiction. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Soit. » Il fit étendre une peau de cuir (4), puis l’on y versa le surplus des provisions. Un homme apporta une poignée d’orge, un autre une poignée de dattes, un autre encore un morceau de pain, jusqu’à ce qu’il se forme sur la peau de cuir un petit tas. Le Messager d’Allah ﷺ invoqua alors la bénédiction, puis dit :