la miséricorde d’Allah. Certes, Allah pardonne tous les péchés (1) ; Il est, en vérité, le Tout-Pardonnant, le Très-Miséricordieux. (az-Zumar, 53)
Allah – exalté soit-Il – dit encore : « Et ne rétribuons-Nous (ainsi) que l’ingrat ? » (Sabaʾ, 17)
Il dit aussi : « Il nous a certes été révélé que le châtiment est réservé à celui qui dément et se détourne. » (Tâ-Hâ, 48)
Et Il dit : « Ma miséricorde embrasse toute chose. » (al-Aʿrâf, 156)
417 – ʿUbâda ibn aṣ-Ṣâmit – qu’Allah l’agrée – rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quiconque atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, Lui seul, sans associé, que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager, que Jésus est le serviteur d’Allah, Son Messager, Sa Parole qu’Il a déposée en Marie et un esprit venant de Lui (2), que le Paradis est vérité et que l’Enfer est vérité, Allah le fera entrer au Paradis, quels que soient ses actes. » Hadith rapporté par al-Bukhârî et Muslim (muttafaq ʿalayh).
Dans une version rapportée par Muslim : « Quiconque atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muḥammad est le Messager d’Allah, Allah lui interdira le Feu. »
418 – Abû Dharr – qu’Allah l’agrée – rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Allah – Puissant et Majestueux – déclare : Celui qui accomplit une bonne action en recevra dix fois la récompense, ou davantage ; celui qui commet une mauvaise action, la rétribution d’une mauvaise action sera une mauvaise action équivalente, ou bien Je lui pardonne. Celui qui s’approche de Moi d’un empan, Je M’approche de lui d’une coudée ; celui qui s’approche de Moi d’une coudée, Je M’approche de lui d’une brasse ; et celui qui vient à Moi en marchant, Je viens à lui en hâte. Celui qui Me rencontre avec des péchés remplissant presque la terre, sans rien M’associer, Je le rencontrerai avec un pardon équivalent. » Rapporté par Muslim.
Sens du hadith : « Celui qui se rapproche de Moi » par l’obéissance, « Je Me rapproche de lui » par Ma miséricorde ; et s’il augmente, J’augmente. « S’il vient à Moi en marchant » et qu’il se hâte dans Mon obéissance, « Je viens à lui en hâte » : c’est-à-dire que Je déverse sur lui Ma miséricorde, que Je la lui accorde rapidement et que Je ne l’oblige pas à de grands efforts pour atteindre le but recherché. Quant à l’expression « qurābu l-arḍ » – avec le qâf voyellé en ḍamma (certains lisent avec kasra, mais la ḍamma est plus correcte et plus répandue) –, elle désigne ce qui équivaut à remplir presque toute la terre. Allah sait mieux.