« D’après Umm Salama …, le Prophète ﷺ, lorsqu’il sortait de sa demeure, disait : “Au nom d’Allah …” – hadith authentique rapporté par Abû Dâwûd, at-Tirmidhî et d’autres, par des chaînes authentiques. »
Je dis : Abû Dâwûd l’a consigné à la fin du chapitre « Adab » par l’intermédiaire de Shuʿba, et at-Tirmidhî dans le chapitre « Daʿawât » par la voie de Sufyân ; tous deux le tiennent de Manṣûr, de ʿÂmir ash-Shaʿbî, d’Umm Salama.
Les autres auteurs des Sunan l’ont également rapporté : an-Nasâʾî, dans le chapitre « Istiʿâdha », par l’intermédiaire de Jarîr et de Sufyân, et Ibn Mâjah, dans le chapitre « Duʿâʾ », par ʿUbayda b. Ḥumayd ; tous empruntent la voie de Manṣûr pour ce hadith.
Aḥmad l’a de même relaté (6/306, 318, 321, 322) par les chaînes de Shuʿba et de Sufyân, tout comme Ibn as-Sunnî (172) par la chaîne de Sufyân ; le hadith figure encore dans la Mishkât sous le numéro 2442. Il apparaît donc clairement qu’Abû Dâwûd, at-Tirmidhî et les autres ne possèdent, d’Umm Salama, qu’une seule chaîne pour ce hadith, l’ensemble de ces voies tournant autour de Manṣûr – de ʿÂmir ash-Shaʿbî – d’elle. Affirmer dès lors qu’ils l’ont rapporté « par des chaînes authentiques » donne une impression contraire à la réalité.
Il en est de même pour tous les hadiths suivants dans lesquels il a employé cette expression : chacun d’eux ne dispose que d’une seule chaîne remontant à son Compagnon. Les numéros concernés sont : 201, 476, 811, 825 (figurant dans Ṣaḥîḥ Abî Dâwûd 1171), 891, 973 (édité dans Silsilat al-Aḥâdîth aṣ-Ṣaḥîḥa 1/23), 1119, 1210 et 1655 (édité dans la Mishkât 4458).
L’auteur – qu’Allah lui fasse miséricorde – a maintenu cette même convention dans certains de ses autres ouvrages, tels qu’al-Adhkar. Vois, à titre d’exemple, le hadith d’Abû Ḥumayd ou Abû Usayd p. 25 ; le hadith de ʿAwf b. Mâlik p. 42-43 ; le hadith de ʿAbd ar-Raḥmân b. ʿAbd al-Qârî p. 52 ; le hadith de ʿAbd Allâh b. Khubayb p. 63 ; le hadith d’Abû Hurayra p. 63 ; le hadith de Thawbân p. 65 ; le hadith d’Ibn ʿUmar p. 66 ; le hadith d’Abû ʿAyyâsh p. 67, et bien d’autres encore.
Le hâfiẓ l’a critiqué dans son takhrîj d’al-Adhkar intitulé « Natâʾij al-Afkâr » dans