395 – D’après Ibn ʿUmar – qu’Allah les agrée –, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils attestent qu’il n’est de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, qu’ils accomplissent la prière et qu’ils acquittent la zakât. S’ils s’y conforment, ils préservent auprès de moi leur sang et leurs biens – sauf ce qu’autorise le droit de l’islam – et leur compte incombe à Allah, le Très-Haut. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
396 – Abû ʿAbd Allâh Ṭâriq ibn Ashyam – qu’Allah l’agrée – rapporte avoir entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Quiconque prononce “Lâ ilâha illâ Allâh” et renie tout ce qui est adoré en dehors d’Allah voit ses biens et sa vie déclarés inviolables ; son jugement appartient à Allah, le Très-Haut. » Rapporté par Muslim.
397 – Abû Maʿbad al-Miqdâd ibn al-Aswad – qu’Allah l’agrée – dit : « J’interrogeai le Messager d’Allah ﷺ : “Vois-tu si je rencontre un homme parmi les mécréants, que nous nous affrontons, qu’il frappe l’une de mes mains avec son épée et me l’ampute, puis qu’il se retranche derrière un arbre en disant : ‘Je me suis soumis à Allah’ – puis-je le tuer, ô Messager d’Allah, après qu’il a prononcé ces paroles ?” Il répondit : “Ne le tue pas.” Je repris : “Ô Messager d’Allah, il m’a coupé une main, et ce n’est qu’ensuite qu’il a dit cela !” Il dit : “Ne le tue pas ; car si tu le tues, lui sera alors à la place que tu occupais avant de le tuer, et toi tu seras à la place qu’il occupait avant de prononcer la parole qu’il a dite.” » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Le sens de « il sera à ta place » est qu’il jouira de l’inviolabilité du sang et sera jugé musulman. Quant à « tu seras à sa place », cela signifie que ton sang pourra être versé en représailles par ses héritiers – et non que tu tomberais dans la mécréance. Et Allah est plus Savant.
398 – Usâma ibn Zayd – qu’Allah les agrée tous deux – rapporte : « Le Messager d’Allah ﷺ nous envoya contre les Ḥurqa, un clan de Juhayna. Nous surprîmes le peuple à leurs points d’eau. Avec un homme des Anṣâr, je poursuivis l’un d’eux ; quand nous l’eûmes acculé, il déclara : “Lâ ilâha illâ Allâh.” L’Anṣârî cessa de l’attaquer, mais je le transperçai de ma lance jusqu’à ce que je le tue. À notre retour à Médine, la chose parvint au Prophète ﷺ, qui me dit : “Ô Usâma, l’as-tu tué après qu’il eut dit ‘Lâ ilâha illâ Allâh’ ?” Je répondis : “Ô Messager d’Allah, il ne l’a dite que pour se protéger !” Il reprit : “Tu l’as tué après qu’il eut dit ‘Lâ ilâha illâ Allâh’ ?!” Il ne cessa de me répéter cette phrase jusqu’à ce que je souhaitasse n’avoir pas… »