364 – Selon Anas — qu’Allah l’agrée —, Abû Bakr dit à ʿUmar — qu’Allah les agrée tous deux — après le décès du Messager d’Allah ﷺ : « Viens, allons chez Umm Ayman (1) — qu’Allah l’agrée — lui rendre visite, comme le Messager d’Allah ﷺ avait coutume de le faire. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès d’elle, elle se mit à pleurer. Ils lui dirent : « Qu’est-ce qui te fait pleurer ? Ne sais-tu pas que ce qu’Allah réserve est meilleur pour le Messager d’Allah ﷺ ? » Elle répondit : « Je ne pleure pas parce que j’ignorerais que ce qu’il y a auprès d’Allah est meilleur pour le Messager d’Allah ﷺ ; je pleure parce que la révélation s’est interrompue entre le ciel et la terre. » Ses paroles les touchèrent et les firent pleurer ; ils se mirent donc à pleurer avec elle. Rapporté par Muslim.
365 – D’après Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée —, le Prophète ﷺ a dit : « Un homme partit rendre visite à un frère à lui dans un autre village. Allah — le Très-Haut — posta sur son chemin un ange. Quand l’homme passa près de lui, l’ange lui demanda : “Où vas-tu ?” Il répondit : “Je vais voir un frère à moi dans ce village.” L’ange demanda : “As-tu envers lui un bienfait que tu désires entretenir ?” Il répondit : “Non, si ce n’est que je l’aime pour Allah — le Très-Haut.” L’ange lui dit alors : “Je suis le messager d’Allah envoyé vers toi pour t’annoncer qu’Allah t’aime, comme toi tu l’aimes en Lui.” » Rapporté par Muslim.
On dit : « arṣadahu pour telle chose » lorsqu’on charge quelqu’un d’en assurer la garde. Le terme « al-madradja » — avec une voyelle fatha sur le mîm et le rā’ — désigne le chemin ; quant au verbe « turabbihā », il signifie : prendre soin d’une faveur et œuvrer à la préserver.
(1) Umm Ayman, de son vrai nom Baraka bint Thaʿlaba, fut la nourrice du Prophète ﷺ ; il la considérait comme une mère.