Riyad al-SalihinAn-Nawawi

ni ne s’en détourne avec indifférence (1), et d’honorer le détenteur d’autorité équitable (2). Hadith bon, rapporté par Abû Dâwûd.

359 – Selon ʿAmr ibn Shuʿayb, d’après son père, d’après son grand-père — qu’Allah les agrée —, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne fait pas partie des nôtres celui qui ne se montre pas miséricordieux envers nos petits et ne reconnaît pas la dignité de nos aînés. » Hadith authentique, rapporté par Abû Dâwûd et al-Tirmidhî ; al-Tirmidhî a dit : « Hadith bon et authentique. »

Dans une version d’Abû Dâwûd : « … et ne reconnaît pas le droit de nos aînés. »

360 – D’après Maymûn ibn Abî Shaybîb — qu’Allah lui fasse miséricorde —, ʿÂ’isha — qu’Allah l’agrée — croisa un mendiant et lui donna un morceau de pain (3). Puis elle vit passer un homme bien vêtu et de mise convenable ; elle le fit asseoir et il mangea. On l’interrogea à ce sujet ; elle répondit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Traitez les gens selon le rang qui leur revient.” » Rapporté par Abû Dâwûd, qui précise toutefois : « Maymûn n’a pas rencontré ʿÂ’isha. »

Muslim a cité ce hadith en tête de son Ṣaḥîḥ sous forme suspendue en ces termes : « Il est rapporté de ʿÂ’isha — qu’Allah l’agrée — qu’elle a dit : Le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné de traiter les gens selon le rang qui leur revient. » Al-Hâkim Abû ʿAbd Allâh l’a également rapporté dans son ouvrage Maʿrifat ʿUlûm al-Ḥadîth et l’a jugé authentique (4).

361 – D’après Ibn ʿAbbâs — qu’Allah l’agrée, lui ainsi que son père — : ʿUyaina ibn Ḥiṣn arriva et descendit chez son neveu al-Ḥurr ibn Qays, l’un de ceux qu’ʿUmar — qu’Allah l’agrée — admettait à sa proximité (5). Les lecteurs du Coran formaient en effet l’assistance et les conseillers d’ʿUmar, qu’ils fussent âgés ou jeunes. ʿUyaina dit à son neveu : « Mon neveu, tu jouis d’une considération auprès de cet émir ; demande-lui l’autorisation de me faire entrer. » Al-Ḥurr s’exécuta, et ʿUmar — qu’Allah l’agrée — la lui accorda. Lorsqu’il entra, il dit : « Hé, fils de al-Khaṭṭâb (6) ! Par Allah, tu ne nous accords pas de largesses substantielles (7),

(1) Il s’agit de celui qui l’a délaissé : il ne le récite plus et n’applique pas ses enseignements. (2) Il est question ici de la justice dans les jugements rendus aux administrés. (3) Un simple morceau de pain. (4) J’observe : cette affirmation est infondée, notamment à cause de la rupture de transmission mentionnée, comme je l’ai montré dans Mishkat (n° 4989). – N – (5) Autrement dit, ‘Umar les faisait approcher de lui en raison de leur mérite. (6) Se prononce avec un « h » court suivi d’un yā’ non vocalisé ; c’est une interjection d’avertissement qui porte également une nuance de menace. (7) C’est-à-dire : ne nous accorde pas une dotation trop abondante.
وَالْجَافِي عَنْهُ (١) وَإِكْرَامَ ذِي السُّلْطَانِ الْمُقْسِطِ (٢) حديث حسن رواه أبو داود . ٣٥٩ - وعن عمرو بن شعيب عن أبيه عن جده رضي الله عنهما قال : قال رسول الله ﷺ : « لَيْسَ مِنَّا مَنْ لَمْ يَرْحَمْ صَغِيرَنَا ، وَيَعْرِفْ شَرَفَ كَبِيرِنَا » حديث صحيح رواه أبو داود والترمذي ، وقال الترمذي : حديث حسن صحيح . وفي رواية أبي داود « حَقَّ كَبِيرِنَا » . ٣٦٠ - وعن ميمون بن أبي شبيب رحمه الله أن عائشة رضي الله عنها مرَّ بها سائل ، فأعطته كسرة (٣) ، ومرَّ بها رجل عليه ثياب وهيئة ، فأقعدته فأكل فقيل لها في ذلك ؟ فقالت : قال رسول الله ﷺ : « أَنْزِلُوا النَّاسَ مَنَازِلَهُمْ » رواه أبو داود . لكن قال : مَيْمُونُ لَمْ يُدْرِكْ عَائِشَةَ . وقد ذكره مسلم في أول صحيحه تعليقا فقال : وَذُكِرَ عَنْ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا قَالَتْ : أَمَرَنَا رَسُولُ اللَّهِ ﷺ أَنْ نُنْزِلَ النَّاسَ مَنَازِلَهُمْ . وَذَكَرَهُ الْحَاكِمُ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ فِي كِتَابِهِ « مَعْرِفَةِ عُلُومِ الْحَدِيثِ » وقال : هو حديث صحيح (٤) . ٣٦١ - وعن ابن عباس رضي الله عنهما قال : قَدِمَ عُيَيْنَةُ بْنُ حِصْنٍ فَنَزَلَ عَلَى ابْنِ أَخِيهِ الْحُرِّ بْنِ قَيْسٍ وَكَانَ مِنَ النَّفَرِ الَّذِينَ يُدْنِيهِمْ عُمَرُ (٥) رضي الله عنه وَكَانَ الْقُرَّاءُ أَصْحَابُ مَجْلِسِ عُمَرَ وَمُشَاوَرَتِهِ ، كُهُولًا كَانُوا أَوْ شُبَّانًا ، فَقَالَ عُيَيْنَةُ لِابْنِ أَخِيهِ : يَا ابْنَ أَخِي لَكَ وَجْهٌ عِنْدَ هَذَا الْأَمِيرِ فَاسْتَأْذِنْ لِي عَلَيْهِ فَاسْتَأْذَنْ لَهُ فَأَذِنَ لَهُ عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ ، فَلَمَّا دَخَلَ قَالَ : هِيَ (٦) يَا ابْنَ الْخَطَّابِ ، فَوَاللَّهِ مَا تُعْطِينَا الْجَزْلَ (٧) ،
(١) أي : التارك له البعيد عن تلاوته والعمل بما فيها . (٢) أي : العدل في الحكم بين الرعية . (٣) أي : قطعة من الخبز . (٤) قلت : وليس كما قال ، للانقطاع المذكور وغيره كما بينته في « المشكاة » (٤٩٨٩) . - ن - (٥) أي : يقربهم عمر منه لفضلهم . (٦) بكسر الهاء وسكون التحتية : كلمة تنبيه ، وفيها معنى التهديد . (٧) أي : لا تعطينا العطاء الكثير .

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