les hommes d’intelligence et de raison mûre, puis ceux qui viennent après eux — il le répéta trois fois —. Et tenez-vous à l’écart du vacarme des marchés. » (1) Rapporté par Muslim.
355 – Selon Abû Yahyâ — ou, selon d’autres, Abû Muḥammad — Sahl ibn Abî Ḥathma al-Anṣârî — qu’Allah l’agrée —, ʿAbd Allâh ibn Sahl et Muḥayyisa ibn Masʿûd se rendirent à Khaybar, qui, ce jour-là, était sous traité de paix. Ils se séparèrent. Muḥayyisa rejoignit ʿAbd Allâh ibn Sahl et le trouva agonisant dans son sang, assassiné. (2) Il l’enterra puis retourna à Médine. Alors ʿAbd ar-Raḥmân ibn Sahl, Muḥayyisa et Ḥuwayyisa, les deux fils de Masʿûd, se rendirent auprès du Prophète ﷺ. ʿAbd ar-Raḥmân voulut parler, mais le Prophète ﷺ dit : « Kabir, kabir », or il était le plus jeune du groupe ; il se tut donc et les deux autres parlèrent. Le Prophète dit : « Prêterez-vous serment afin d’avoir droit au meurtrier de votre homme ? » Puis le narrateur rapporta le reste du hadith. Hadith unanimement reconnu par al-Bukhârî et Muslim.
Quant à sa parole ﷺ : « Kabir, kabir », elle signifie : « Que le plus âgé parle. »
356 – D’après Jâbir — qu’Allah l’agrée —, le Prophète ﷺ réunissait deux des martyrs d’Uḥud dans une même tombe, puis il demandait : « Lequel d’entre eux possédait le plus de Coran ? » (3) Lorsque l’un d’eux lui était désigné, il le plaçait en premier dans l’alcôve funéraire. Rapporté par al-Bukhârî.
357 – D’après Ibn ʿUmar — qu’Allah l’agrée, lui ainsi que son père —, le Prophète ﷺ a dit : « Je me vis en songe en train d’utiliser un siwâk. Deux hommes vinrent à moi, l’un plus âgé que l’autre. Je tendis le siwâk au plus jeune, et l’on me dit : “Kabir !” ; je le remis alors au plus âgé des deux. » Rapporté par Muslim avec sa chaîne complète, et par al-Bukhârî sous forme suspendue.
358 – D’après Abû Mûsâ — qu’Allah l’agrée —, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Fait partie de la vénération due à Allah Très-Haut (4) d’honorer le musulman aux cheveux grisonnants, le porteur du Coran qui n’en exagère pas [le sens]… »