Et, dans une autre version rapportée par Ibn Dînâr, d’après Ibn ʿUmar — qu’Allah les agrée tous deux — on lit que, lorsqu’il se rendait à La Mecque, il avait un âne sur lequel il se reposait (1) lorsqu’il se lassait de sa monture, ainsi qu’un turban dont il ceignait sa tête. Un jour qu’il était juché sur cet âne, un Bédouin passa et lui dit : « N’es-tu pas un tel, fils d’un tel (2) ? » — « Si », répondit-il. Ibn ʿUmar lui donna alors l’âne en disant : « Monte-le », puis lui remit son turban en ajoutant : « Attache-toi la tête avec ceci. » Certains de ses compagnons s’exclamèrent : « Qu’Allah te pardonne ! Tu viens de donner à ce Bédouin l’âne dont tu te servais pour te détendre et le turban qui te ceignait la tête ! » Il répondit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Parmi les formes les plus méritoires de la piété filiale figure le fait pour un homme de maintenir les liens avec les proches des amis de son père après que celui-ci a quitté ce monde (3).” Or, le père de cet homme était un intime de ʿUmar — qu’Allah l’agrée. » Muslim a rapporté l’ensemble de ces versions.
347 – D’après Abû Usayd — le hamza étant vocalisé d’une ḍamma et le sîn d’une fatḥa — Mâlik ibn Rabîʿa as-Sâʿidî — qu’Allah l’agrée : « Alors que nous étions assis auprès du Messager d’Allah ﷺ, un homme des Banû Salama vint lui demander : “Ô Messager d’Allah, reste-t-il un acte de bonté envers mes parents que je puisse accomplir pour eux après leur mort ?” Il répondit : “Oui : prier pour eux (4), implorer pour eux le pardon, exécuter leurs engagements après leur décès, entretenir les liens de parenté qui ne peuvent être maintenus que grâce à eux, et honorer leurs amis.” » Rapporté par Abû Dâwûd.
348 – ʿÂʾisha — qu’Allah l’agrée — dit : « Je n’ai jamais éprouvé de jalousie à l’égard d’aucune des femmes du Prophète ﷺ autant que pour Khadîja — qu’Allah l’agrée —, alors même que je ne l’ai jamais vue. Il la mentionnait fréquemment ; il lui arrivait de sacrifier une brebis, d’en découper les morceaux, puis de les envoyer aux amies de Khadîja. Il se peut que je lui dise : “On dirait qu’il n’y avait pas d’autre femme au monde que Khadîja !” Il répondait : “Elle était ceci et cela (5), et c’est d’elle que j’ai eu des enfants.” » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.