d’un verbe omis : « puis honore ton père ». Dans une autre version on lit : « puis ton père » (au nominatif). Cela ne soulève aucune difficulté.
322 – Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée — rapporte du Prophète ﷺ : « Qu’il soit abaissé, qu’il soit abaissé (1) celui qui, ayant ses deux parents encore en vie lorsqu’ils atteignent la vieillesse — l’un des deux ou tous les deux — n’entre pourtant pas au Paradis. » Rapporté par Muslim.
323 – Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée — rapporte qu’un homme vint dire : « Ô Messager d’Allah, j’ai des proches ; je maintiens le lien avec eux alors qu’eux le rompent ; je leur fais du bien et eux me font du tort ; je fais preuve de patience à leur égard et eux se montrent grossiers envers moi. » Le Prophète répondit : « Si tu es bien comme tu le dis, c’est comme si tu leur faisais avaler des cendres brûlantes, et tu ne cesseras d’avoir de la part d’Allah un soutien contre eux (2) tant que tu persévèreras ainsi. » Rapporté par Muslim.
Le verbe tusiffuhum (« tu leur fais avaler ») signifie ici : les nourrir de « al-mall », c’est-à-dire de cendre ardente. L’image suggère la douleur encourue par celui qui avale de la braise ; de même, ils assumeront un péché considérable pour t’avoir lésé, tandis que l’auteur du bien, lui, n’est entaché d’aucune faute. Allah sait mieux.
324 – Anas — qu’Allah l’agrée — rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quiconque désire que sa subsistance soit élargie et sa durée de vie prolongée, qu’il entretienne ses liens de parenté. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
L’expression « yunsaʾa lahu fî atharihi » signifie : son terme de vie est retardé, sa longévité prolongée.
325 – Anas — qu’Allah l’agrée — rapporte : Abû Ṭalḥa était l’Ansâr le plus fortuné de Médine en palmeraies. Sa propriété la plus chère à son cœur était Bayrahâʾ, un verger situé en face de la mosquée ; le Messager d’Allah ﷺ y entrait et buvait d’une eau fraîche qui s’y trouvait. Lorsque ce verset fut révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez » (sourate Âl ʿImrân, 92), Abû Ṭalḥa se leva et dit au Messager d’Allah ﷺ : « Ô Messager d’Allah, Allah — béni et exalté soit-Il — dit : “Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez.” Or la part de mes biens que j’aime le plus est Bayrahâʾ… »