Il la répartit donc entre ses proches et les fils de son oncle. Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Concernant la parole du Prophète ﷺ : « mâl râbiḥ » (un bien profitable), le Ṣaḥîḥ rapporte la leçon « râbiḥ » – avec la consonne b – ainsi que la variante « râyiḥ » – avec la consonne y –, c’est-à-dire : « un bien dont l’utilité te reviendra ». Quant à « Bayrahâʾ », il s’agit d’un verger de palmiers ; on le lit soit avec un kasra, soit avec une fatha sur la première consonne.
38 – Chapitre : Obligation d’ordonner à sa famille, à ses enfants ayant atteint l’âge de discernement et, plus largement, à tous ceux qui sont sous sa responsabilité, d’obéir à Allah ; obligation également de les dissuader de la désobéissance, de les éduquer et de les empêcher de commettre ce qu’Il a proscrit.
Allah – Exalté soit-Il – dit : « Ordonne la prière à ta famille et fais preuve de constance dans son accomplissement. » (Tâ-Hâ, 132)
Et Il dit : « Ô vous qui croyez ! Préservez vos personnes et vos familles d’un feu. » (At-Taḥrîm, 6)
303 – Selon Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée –, al-Ḥasan ibn ʿAlî – qu’Allah l’agrée, lui et son père – prit une datte provenant de l’aumône et la porta à sa bouche. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit alors : « Kukh, kukh ! (1) Jette-la ! Ne sais-tu pas que nous ne mangeons pas de la sadaqa ? » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Dans une autre version : « La sadaqa ne nous est pas licite. »
Au sujet de l’expression « kukh, kukh », on peut prononcer la consonne kh soit muette, soit brève et suivie d’une voyelle nasale ; c’est un terme par lequel on réprimande un enfant lorsqu’il touche quelque chose de répugnant. Al-Ḥasan – qu’Allah l’agrée – était alors encore un enfant.
304 – D’après Abû Ḥafṣ ʿUmar ibn Abî Salama ʿAbd Allâh ibn ʿAbd al-Asad, beau-fils (2) du Messager d’Allah ﷺ, il dit : « J’étais un garçon placé sous la tutelle du Messager d’Allah ﷺ (3), et ma main… »
Notes :
- « Kukh, kukh ! » est une interjection arabe servant à détourner l’enfant d’un aliment impropre ou interdit.
- Son père, Abû Salama, étant décédé, sa mère, Umm Salama – qu’Allah l’agrée – épousa par la suite le Prophète ﷺ ; ʿUmar devint ainsi son beau-fils.
- C’est-à-dire : sous sa garde et son éducation.