L’expression du Prophète ﷺ « ʿawân » signifie : « captives ». Il s’agit du pluriel de ʿâina (avec un ʿayn non pointé), qui désigne la captive ; al-ʿânî veut dire « prisonnier ». Le Messager d’Allah ﷺ a ainsi comparé la femme, lorsqu’elle passe sous l’autorité de son mari, au prisonnier. Quant à « ḍ-ḍarb al-mubarriḥ » (le « coup violent »), il s’agit d’une frappe pénible et dure. Sa parole ﷺ : « Ne leur cherchez pas de voie (pour les maltraiter) » signifie : ne recherchez pas de prétexte à opposer contre elles pour leur nuire. Allah est plus savant.
282 – Muʿâwiya ibn Ḥayda – qu’Allah l’agrée – rapporte : « J’ai dit : Ô Messager d’Allah, quel est le droit de l’épouse sur l’un de nous ? » Il répondit : « Que tu la nourrisses lorsque tu te nourris, que tu l’habilles lorsque tu t’habilles, que tu ne frappes pas le visage, que tu ne l’injuries pas, et que tu ne la délaisses qu’à l’intérieur de la maison. » (1) Ḥadith bon, rapporté par Abû Dâwûd, qui précise : « Le sens de “ne l’injuries pas” est : ne dis pas : “Qu’Allah te défigure !” »
283 – Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée – rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Parmi les croyants, celui dont la foi est la plus parfaite est celui qui a le meilleur comportement (2) ; et les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs envers leurs femmes. » Rapporté par at-Tirmidhî, qui le qualifie de ḥadith bon et authentique (ḥasan ṣaḥîḥ).
284 – Iyâs ibn ʿAbd Allâh ibn Abî Dhubâb – qu’Allah l’agrée – rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne frappez pas les servantes d’Allah ! » (3) ʿUmar – qu’Allah l’agrée – vint alors trouver le Messager d’Allah ﷺ et dit : « Les femmes se sont enhardies envers leurs maris. » Le Prophète autorisa alors de les frapper. Par la suite, de nombreuses femmes se rassemblèrent auprès de la famille du Messager d’Allah ﷺ (4) pour se plaindre de leurs époux. Le Messager d’Allah ﷺ déclara : « Des femmes se sont effectivement rassemblées auprès de la famille de Muḥammad pour se plaindre de leurs maris ; ceux-là ne sont pas les meilleurs d’entre vous. » Rapporté par Abû Dâwûd avec une chaîne authentique.
À propos du terme « dhirna » : il s’écrit avec un dhâl pointé (ذ) portant une fatha, suivi d’un hamza avec kasra, puis d’un râ portant le sukûn