la chamelle et celui qui l’avait mutilée ; puis le Messager d’Allah ﷺ dit : « Lorsque se leva leur plus misérable. » Il s’élança contre elle un homme puissant, violent, bien protégé par son clan. Il évoqua ensuite les femmes, leur adressa une exhortation et déclara : « L’un de vous se met à fouetter sa femme comme on fouette un esclave (1), puis, peut-être, s’unit-il à elle (2) avant la fin de la même journée. » Il les admonesta encore au sujet de leur rire lorsqu’il est question d’un pet et dit : « Pourquoi donc l’un de vous rit-il d’une chose qu’il fait lui-même ? » Ḥadith rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Le terme « ʿârim », avec un ʿayn non pointé et un râ, désigne le pervers corrupteur ; quant au verbe « inbaʿatha », il signifie : « se lever vivement ».
280 – Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée – rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Qu’un croyant ne déteste pas une croyante ; s’il réprouve chez elle un trait de caractère, il en appréciera forcément un autre – ou, dit-il, un trait différent. » Rapporté par Muslim.
Dans ce ḥadith, le verbe « yafruk » se lit avec fatha sur le yâ’, sukûn sur le fâ’ et fatha sur le râ, et signifie : « détester ». On dit : « farakat la femme son mari » et « farakahâ son mari », avec kasra sur le râ ; « yafruku-hâ » avec fatha sur le râ, c’est-à-dire : il la déteste. Et Allah est plus savant.
281 – ʿAmr ibn al-Aḥwaṣ al-Jushamî – qu’Allah l’agrée – rapporte qu’il entendit le Prophète ﷺ, lors du Pèlerinage d’Adieu, dire – après avoir loué Allah Très-Haut, fait Son éloge, rappelé et exhorté – : « Attention ! Recommandez-vous mutuellement de bien traiter les femmes, car elles ne sont auprès de vous que comme des captives, et vous ne disposez d’elles, en dehors de cela, d’aucune maîtrise (3), à moins qu’elles ne commettent une turpitude manifeste. Si elles la commettent, alors délaissez-les dans leurs lits et frappez-les sans violence excessive. Mais si elles vous obéissent, ne cherchez plus de motif contre elles. Sachez que vous avez des droits sur vos femmes et que vos femmes ont des droits sur vous ; votre droit sur elles est qu’elles ne laissent pas fouler vos lits par ceux que vous détestez et n’autorisent pas dans vos maisons ceux que vous détestez ; et leur droit sur vous est que vous agissiez avec bienveillance à leur égard quant à leur vêtement et à leur nourriture. » Rapporté par at-Tirmidhî, qui a dit : ḥadith « bon et authentique » (ḥasan ṣaḥîḥ).