le salâm(1). Il nous a, en outre, interdit de porter des bagues en or, de boire dans des récipients d’argent, les mayâthir rouges, le qassî, ainsi que de se vêtir de soie, d’istabraq(2) et de dîbâj. — Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Dans une autre version : « et d’annoncer la perte d’une monture » figure également parmi les sept premières interdictions.
Explications lexicales
• Les mayâthir — pluriel de mithra — sont des sortes de coussins en soie, rembourrés de coton ou d’une autre matière, que l’on place sur la selle ou sur le bât du chameau afin que le cavalier s’y assoie.
• Le qassî (qāf fathuée, sîn simple, doublée et cassée) désigne des étoffes tissées d’un mélange de soie et de lin.
• « Annoncer la perte d’une monture » : le fait de la faire connaître publiquement afin d’en retrouver le propriétaire.
28 – Chapitre : Voiler les défauts des musulmans et interdiction de les divulguer sans nécessité
Allah, le Très-Haut, dit : « Ceux qui aiment que la turpitude se répande parmi les croyants auront un châtiment douloureux dans ce bas monde et dans l’au-delà. » (an-Nûr, 19)
245 – Abû Hurayra — que Dieu l’agrée — rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Aucun serviteur ne voile les fautes d’un autre serviteur en ce monde sans qu’Allah ne voile les siennes, le Jour de la Résurrection. » — Rapporté par Muslim.
246 – Il rapporte encore : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Tous les membres de ma communauté seront épargnés, hormis ceux qui affichent publiquement leurs péchés. Et il fait partie de l’étalage public qu’un homme commette une action durant la nuit, puis, au matin, alors que…” »
(1) Le salâm est la salutation islamique : « as-salâmu ‘alaykum ».
(2) L’istabraq est un brocart de soie épaisse.