sans intention véritable de l’acheter, mais uniquement pour tromper un autre acheteur ; cet acte est interdit.
« At-tadâbur » : c’est le fait de se détourner d’une personne, de la fuir et de la reléguer comme une chose que l’on jette derrière son dos.
241 – D’après Anas — que Dieu l’agrée —, le Prophète ﷺ a dit : « Aucun de vous n’accèdera pleinement à la foi(1) tant qu’il n’aimera pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. » — Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
242 – Il rapporte encore que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Soutiens ton frère, qu’il soit injuste ou victime d’injustice. » Un homme demanda : « Ô Messager d’Allah, je le soutiens lorsqu’il est lésé ; mais s’il est l’oppresseur, comment le soutenirai-je(2) ? » Il répondit : « En l’empêchant — ou en le retenant — de commettre l’injustice ; voilà en quoi consiste réellement ton soutien. » — Rapporté par al-Bukhârî.
243 – Abû Hurayra — que Dieu l’agrée — rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les droits du musulman sur son frère musulman sont au nombre de cinq : répondre au salâm, visiter le malade, suivre les convois funéraires, répondre à l’invitation et formuler l’invocation pour celui qui éternue(3). » — Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Dans une version rapportée par Muslim : « Les droits du musulman sur le musulman sont au nombre de six : lorsque tu le rencontres, adresse-lui le salâm ; s’il t’invite, réponds-lui ; s’il te sollicite un conseil, conseille-le ; s’il éternue puis loue Allah, souhaite-lui la miséricorde ; s’il tombe malade, rends-lui visite ; et s’il meurt, accompagne-le à sa dernière demeure. »
244 – Abû ʿUmâra, al-Barâ’ ibn ʿÂzib — qu’Allah les agrée tous deux — rapporte : « Le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné sept choses et nous en a interdit sept autres : il nous a ordonné de visiter le malade, de suivre les convois funéraires, de formuler l’invocation pour celui qui éternue, d’honorer le serment de celui qui implore, de secourir l’opprimé, de répondre à l’appel de celui qui convie, et de répandre… »
(1) C’est-à-dire une foi parfaite, complète.
(2) Litt. : « Vois donc ! », formule marquant ici l’interrogation.
(3) À savoir lui dire : « Qu’Allah te fasse miséricorde. »