231 – ʿÂʾisha — que Dieu l’agrée — rapporte : « Des gens parmi les Bédouins se présentèrent au Messager d’Allah ﷺ et dirent : “Embrassez-vous vos enfants ?” Il répondit : “Oui.” Ils répliquèrent : “Quant à nous, par Allah, nous ne les embrassons pas !” Le Messager d’Allah ﷺ leur dit alors : “Que puis-je faire pour vous si Allah a retiré la miséricorde de vos cœurs ?” » — Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
232 – Jarrîr ibn ʿAbd Allâh — que Dieu l’agrée — rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui n’a pas de miséricorde pour les gens, Allah ne lui fera pas miséricorde. » — Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
233 – Abû Hurayra — que Dieu l’agrée — rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque l’un de vous dirige la prière pour les gens, qu’il l’allège, car parmi eux se trouvent le faible, le malade et le vieillard(5). S’il prie seul, qu’il la prolonge autant qu’il le souhaite. » — Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Dans une autre version : « … et celui qui a une affaire pressante. »
234 – ʿÂʾisha — que Dieu l’agrée — rapporte : « Il arrivait que le Messager d’Allah ﷺ renonce à une action qu’il aimait pourtant accomplir, par crainte que les gens ne la suivent et qu’elle ne leur devienne obligatoire. » — Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
235 – Elle rapporte encore : « Par miséricorde pour eux, le Prophète ﷺ leur interdit le wisâl (6). Ils dirent alors : “Mais toi, tu pratiques le wisâl !” Il répondit : “Je ne suis pas comme vous : mon Seigneur me nourrit et m’abreuve durant la nuit.” » — Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
236 – Abû Qatâda al-Hârith ibn Ribʿî — que Dieu l’agrée — rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il m’arrive de me lever pour la prière en voulant la prolonger, puis j’entends les pleurs d’un enfant et j’abrège ma prière(7) par crainte de causer une gêne à sa mère. » — Rapporté par al-Bukhârî.
(5) C’est-à-dire ceux dont l’âge, la maladie ou la faiblesse rendent la station prolongée pénible.
(6) Wisâl : jeûner plusieurs jours d’affilée sans rompre au coucher du soleil. L’expression « Il me nourrit et m’abreuve » signifie qu’Allah lui accorde la force équivalente à celle que procurent la nourriture et la boisson.
(7) Littéralement : « je me hâte dans ma prière », c’est-à-dire que je l’écourte par compassion pour la mère de l’enfant.