ce qu’ils n’avaient pas reçu l’ordre de faire ; celui donc qui les combat de sa main est croyant, celui qui les combat de son cœur est croyant, celui qui les combat de sa langue est croyant, et au-delà de cela il ne reste plus, dans la foi, le poids d’une graine de moutarde. » Rapporté par Muslim.
190 – (fin)
191 – Troisième hadith. D’après Abû al-Walîd ʿUbâda ibn aṣ-Ṣâmit – qu’Allah l’agrée – : « Nous avons prêté allégeance au Messager d’Allah ﷺ pour écouter et obéir, dans la difficulté comme dans la facilité, dans l’entrain comme dans la répugnance, même quand on nous préfèrerait d’autres que nous ; pour ne pas contester le pouvoir à ceux qui en sont détenteurs, à moins que vous ne constatiez une mécréance patente, au sujet de laquelle vous détenez de la part d’Allah une preuve irréfutable ; enfin, pour dire la vérité où que nous soyons, sans craindre, au sujet d’Allah, le blâme d’aucun blâmeur. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
« al-manshaṭ » et « al-makrah » (toutes deux avec un m initial ouvert) signifient : dans l’aisance comme dans la gêne. « al-athara » : l’accaparement d’un bien commun (la définition a déjà été donnée). « bawâḥan » – bā, puis wāw, puis alif, puis ḥā – qualifie une mécréance évidente, qui ne souffre aucune interprétation.
192 – Quatrième hadith. D’après an-Nuʿmân ibn Bashîr – qu’Allah l’agrée, lui et son père – le Prophète ﷺ a dit : « L’exemple de celui qui se dresse contre les limites d’Allah et de celui qui y tombe est comparable à des gens qui ont tiré au sort pour une place sur un navire : les uns se trouvèrent sur le pont supérieur, les autres en bas. Lorsque ceux de l’entrepont montaient chercher de l’eau, ils devaient passer devant leurs compagnons du dessus. Ils dirent alors : “Et si nous percions un trou dans la partie qui nous revient, sans déranger ceux qui sont au-dessus ?” Si ceux-ci les laissent faire ce qu’ils veulent, ils périront tous ensemble ; mais s’ils les saisissent par la main (1), ils seront sauvés, et tous seront sauvés avec eux. » Rapporté par al-Bukhârî.
« Celui qui se dresse contre les limites d’Allah » désigne celui qui les réprouve et s’emploie à les faire disparaître ; par « limites » on entend tout ce qu’Allah a interdit. « Istahamoû » signifie : ils tirèrent au sort.
193 – Cinquième hadith. D’après la Mère des croyants, Umm Salama Hind bint Abî Umayya Huzayfa – qu’Allah l’agrée – le Prophète ﷺ a dit : « Il sera placé à votre tête des gouverneurs ; vous verrez chez eux des choses que vous approuverez et d’autres que vous réprouverez (2). Celui donc qui… »