180 – D’après Abû al-‘Abbâs Sahl ibn Sa‘d al-Sâ‘idî – qu’Allah l’agrée –, le Messager d’Allah ﷺ, le jour de Khaybar, déclara : « Demain, je remettrai cet étendard à un homme par la main duquel Allah accordera la victoire ; il aime Allah et Son Messager, et Allah et Son Messager l’aiment. »
Les compagnons passèrent la nuit à se demander, les uns les autres, lequel d’entre eux le recevrait. Au matin, ils se présentèrent tous auprès du Messager d’Allah ﷺ, chacun espérant en être le bénéficiaire. Il dit : « Où est ‘Alî ibn Abî Tâlib ? » – « Ô Messager d’Allah, répondit-on, il souffre des yeux. » Il ordonna : « Faites-le venir. » On le lui amena ; le Prophète ﷺ posa sa salive sur ses yeux, invoqua pour lui et il guérit aussitôt, comme s’il n’avait jamais éprouvé de douleur. Le Prophète lui remit alors l’étendard. ‘Alî – qu’Allah l’agrée – demanda : « Ô Messager d’Allah, dois-je les combattre jusqu’à ce qu’ils soient comme nous ? » Il répondit : « Avance posément jusqu’à atteindre leur camp, appelle-les ensuite à l’islam et fais-leur connaître ce qu’Allah exige d’eux. Car, par Allah, si Allah guide par ton intermédiaire un seul homme, cela vaut mieux pour toi que les chamelles rousses (1). » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim (hadith mut-tafaqun ‘alayh).
(1) Expression arabe désignant les chamelles rousses, considérées comme la richesse la plus précieuse des Arabes.
• Le verbe « yadûkûna » signifie : ils discutaient avec animation, échangeant des propos à ce sujet.
• L’expression « ‘alâ rislika » se lit aussi bien avec une kasra (« rislika ») qu’avec une fatḥa (« raslika ») ; la première prononciation est la plus élégante.
181 – Selon Anas – qu’Allah l’agrée –, un jeune homme de la tribu des Aslam dit : « Ô Messager d’Allah, je voudrais partir au combat, mais je n’ai pas de quoi m’équiper. » Le Prophète ﷺ répondit : « Va trouver Untel ; il s’était préparé, mais il est tombé malade. » Le jeune homme s’y rendit et lui dit : « Le Messager d’Allah ﷺ te salue et te demande de me remettre l’équipement que tu avais préparé. » L’homme dit alors : « Ô Untelle, donne-lui ce que j’avais préparé et n’en retiens rien ; par Allah, ne retiens rien, qu’Allah te le bénisse. » Rapporté par Muslim.
21 – Chapitre : S’entraider dans la bonté et la piété
Allah – exalté soit-Il – dit : « Entraidez-vous dans la bonté et la piété. » (La Table servie, 2) Et Il dit :