un homme qui laissait sa poitrine dépasser du rang. Il déclara : « Serviteurs d’Allah, alignez sans faute vos rangs, sinon Allah opposera vos visages les uns aux autres ! »
165 – Sixième hadith : Abû Mûsâ — qu’Allah l’agrée — rapporte qu’une maison de Médine prit feu, de nuit, sur ses occupants. Lorsque le Messager d’Allah ﷺ en fut informé, il dit : « Ce feu est pour vous un ennemi ; lorsque vous vous couchez, éteignez-le donc. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
166 – Septième hadith : Le même rapporteur raconte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La guidée et le savoir qu’Allah m’a confiés ressemblent à une pluie bienfaisante (1) tombée sur une terre dont une partie, fertile, a absorbé l’eau et fait pousser une herbe drue (2) ; une autre partie, stérile, a retenu l’eau : Allah en a fait profiter les gens ; ils en ont bu, abreuvé (leurs troupeaux) et semé ; et une troisième partie n’était qu’une plaine sablonneuse (3) qui n’a ni gardé l’eau ni fait pousser la moindre herbe. Tel est l’exemple de celui qui saisit la religion d’Allah, profite de ce qu’Il m’a envoyé et l’enseigne ; et tel est l’exemple de celui qui n’y prête aucune attention et ne reçoit pas la guidée d’Allah que je leur apporte. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.
Le verbe « faqouha » se lit communément avec un ḍamma sur la qâf ; certains le lisent avec une kasra. Il signifie : « devenir versé en jurisprudence ».
167 – Huitième hadith : Jâbir — qu’Allah l’agrée — rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Mon cas et le vôtre est comparable à celui d’un homme qui a allumé un feu ; des sauterelles et des papillons de nuit s’y précipitent, tandis qu’il s’efforce de les en écarter (4). Moi, je vous retiens par vos ceintures pour vous éloigner du Feu, mais vous échappez à mes mains. » Rapporté par Muslim.
« Janâdib » désigne des insectes proches des sauterelles et des papillons de nuit, réputés se jeter dans le feu. « Hujaz », pluriel de ḥujza, est l’endroit où l’on noue son pagne ou son pantalon.