Riyad al-SalihinAn-Nawawi

dans cette introduction ; il n’est donc pas superflu d’indiquer ici, à titre approximatif, leurs numéros, qui sont : (67, 201, 292, 347, 363, 378, 413, 486, 490, 524, 583, 589, 601, 717 « répété sous le n° 378 », 736, 794, 802, 834, 894, 895, 896, 917, 951, 954, 1007, 1067, 1393, 1394, 1402, 1501, 1547, 1577, 1585, 1649, 1654, 1679, 1686, 1731, 1863, 1882).

Je dis : Il se peut que l’excuse de l’auteur – qu’Allah lui fasse miséricorde – pour la présence de ces hadiths faibles dans son recueil, alors même qu’il s’était fixé pour principe de n’y retenir que des hadiths authentiques, tienne au fait qu’il s’est le plus souvent appuyé, d’une part, sur la déclaration d’authenticité ou de bonté d’al-Tirmidhî, et, d’autre part, sur le silence d’Abû Dâwûd à propos du hadith. Il l’a d’ailleurs explicitement mentionné dans l’introduction de son ouvrage Al-Adhkâr, où il dit (1) :

« Nous avons rapporté, dans les Sunan d’Abû Dâwûd, une chaîne de transmission solide qu’il n’a pas déclarée faible. »

Il ne s’est donc pas dégagé le temps d’en vérifier personnellement l’authenticité et s’en est remis à leurs jugements ; c’est la voie qu’empruntent la plupart des juristes tardifs travaillant le hadith, et rares sont ceux qui passent chaque hadith au crible, un à un, comme l’a fait le ḥâfiẓ Ibn Ḥajar dans certains de ses livres. Il est exceptionnel qu’un savant postérieur l’égale sur ce point. Autrement, si l’imâm an-Nawawî – qu’Allah lui fasse miséricorde – s’était penché, ou avait eu la possibilité de se pencher, sur les chaînes de ces hadiths, leurs défauts et leur faiblesse lui seraient apparus, si Allah le veut. Il se peut, par ailleurs, qu’il ait eu une autre excuse, qu’il formule lui-même dans l’introduction d’Al-Adhkâr :

« Quant aux hadiths qui ne se trouvent pas dans les deux Ṣaḥîḥ, je les rapporte aux recueils de Sunan et semblables, en précisant, le plus souvent, leur authenticité, leur bonté ou leur faiblesse – lorsqu’ils sont effectivement faibles –, mais il m’est arrivé d’omettre d’en signaler l’authenticité, la bonté ou la faiblesse. » (2)

(1) Al-Adhkar, p. 65. (2) J’observe qu’il est pour le moins surprenant que l’imam an-Nawawi — qu’Allah lui fasse miséricorde et le récompense — ait écrit cela dans un ouvrage que j’aurai bientôt entre les mains
في هذه المقدمة ، ولا بأس من الإشارة هنا إلى أرقامها تقريباً لعددها وهي : (٦٧ ، ٢٠١ ، ٢٩٢ ، ٣٤٧ ، ٣٦٣ ، ٣٧٨ ، ٤١٣ ، ٤٨٦ ، ٤٩٠ ، ٥٢٤ ، ٥٨٣ ، ٥٨٩ ، ٦٠١ ، ٧١٧ « وهو مكرر ٣٧٨ » ، ٧٣٦ ، ٧٩٤ ، ٨٠٢ ، ٨٣٤ ، ٨٩٤ ، ٨٩٥ ، ٨٩٦ ، ٩١٧ ، ٩٥١ ، ٩٥٤ ، ١٠٠٧ ، ١٠٦٧ ، ١٣٩٣ ، ١٣٩٤ ، ١٤٠٢ ، ١٥٠١ ، ١٥٤٧ ، ١٥٧٧ ، ١٥٨٥ ، ١٦٤٩ ، ١٦٥٤ ، ١٦٧٩ ، ١٦٨٦ ، ١٧٣١ ، ١٨٦٣ ، ١٨٨٢ ) . قلت : ولعل عذر المؤلف - رحمه الله - في وقوع هذه الأحاديث الضعيفة في كتابه مع حرصه على الاقتصار فيه على الأحاديث الصحيحة ، إنما هو اعتماده غالباً على تصحيح أو تحسين الترمذي ، وسكوت أبي داود على الحديث ، وقد صرح بذلك في مقدمة كتابه : « الأذكار » فقال (١) : « روينا في سنن أبي داود بإسناد جيد لم يضعفه » . ولم يتفرغ هو بنفسه لإجراء التحقيق عليها ، فاعتمد عليهما ، وهو طريق أكثر المشتغلين بالحديث من الفقهاء المتأخرين ، وقلّ منهم من يحقق بنفسه الكلام عليها حديثاً حديثاً ، كما هو صنيع الحافظ ابن حجر في بعض كتبه ، ويندر أن يضاهيه في ذلك أحد من المتأخرين الذين جاؤوا من بعده ، وإلا فلو أن النووي - رحمه الله - توجه أو تيسر له النظر في أسانيد تلك الأحاديث ، لتبينت له - إن شاء الله - عللها وضعفها ، ويحتمل أن له عذراً آخر ، وهو ما صرح به هو نفسه في مقدمة « الأذكار » : « وأما ما كان في غير « الصحيحين » فأضيفه إلى كتب « السنن » وأشباهها ، مبيناً صحته وحسنه أو ضعفه - إن كان فيه ضعف - في غالب المواضع ، وقد أغفل عن صحته وحسنه وضعفه » (٢) .
(١) الأذكار ص ٦٥ . (٢) أقول : إن هذا عجيب من الإمام النووي - رحمه الله - وجزاه الخير - في كتاب سيكون بين يدي =

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