alors informe-les qu’ils seront assimilés aux Bédouins musulmans : le jugement d’Allah qui s’applique aux musulmans s’appliquera aussi à eux, mais ils n’auront aucune part ni dans le butin de guerre ni dans les revenus territoriaux, à moins qu’ils ne combattent aux côtés des musulmans. S’ils s’y refusent encore, réclame-leur la jizya (capitation) ; s’ils l’acceptent, prélève-la et cesse de les combattre. Mais s’ils s’y refusent encore, implore l’aide d’Allah et combats-les.
Si tu assièges les habitants d’une forteresse et qu’ils désirent que tu leur accordes la protection d’Allah et celle de Son Prophète, ne leur accorde pas la protection d’Allah et de Son Prophète ; accorde-leur plutôt ta propre protection et celle de tes compagnons. Car trahir votre propre garantie, ou celle de vos compagnons, est moins grave que de trahir la garantie d’Allah et celle de Son Messager.
Et si tu assièges les habitants d’une forteresse et qu’ils exigent d’être livrés au jugement d’Allah, ne les livre pas au jugement d’Allah, mais au tien ; tu ne sais pas si tu appliqueras réellement le jugement d’Allah à leur sujet ou non. Rapporté par Muslim (1).
188 – ʿAbd Allah ibn Masʿûd (qu’Allah l’agrée) raconte : lorsque Ibn an-Nawwâḥah fut exécuté, il déclara : « Lui et Ibn Athâl étaient venus auprès du Prophète ﷺ comme émissaires de Musaylima le Grand Menteur. Le Messager d’Allah ﷺ leur demanda : “Attestez-vous que je suis le Messager d’Allah ?” — “Nous attestons, répondirent-ils, que Musaylima est le Messager d’Allah.” Il dit alors : “Si j’étais autorisé à tuer des envoyés, j’aurais fait trancher vos cous.” J’en ai déduit qu’il est dans la sunna de ne pas mettre à mort les messagers. Quant à Ibn Athâl, Allah — Puissant et Majestueux — nous en a dispensés ; pour celui-ci, l’affaire est demeurée en suspens jusqu’à ce qu’Allah nous l’ait livré aujourd’hui. » Rapporté par Aḥmad — selon cette formulation — et par Abû Yaʿlâ (2).