Bulûgh al-Saʿâda ⦗76⦘
31 – Chapitre : L’affiliation aux prophètes ne sera d’aucune utilité dans l’au-delà ; celui qui s’en prévaut ne tirera profit que de l’unicité et des œuvres vertueuses.
153 – Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporte : lorsque Allah, Majesté et Pureté à Lui, fit descendre : « Et avertis tes proches parents » (Coran, 26 : 214), le Messager d’Allah ﷺ se leva et déclara : « Ô gens de Quraych – ou une parole de sens voisin –, sauvez vos âmes, je ne pourrai rien pour vous auprès d’Allah. Ô fils de ʿAbd Manâf, je ne pourrai rien pour vous auprès d’Allah. Ô ʿAbbâs fils de ʿAbd al-Muṭṭalib, je ne pourrai rien pour toi auprès d’Allah. Ô Ṣafiyya, tante de l’Envoyé d’Allah, je ne pourrai rien pour toi auprès d’Allah. Ô Fâṭima fille de Muḥammad, demande-moi ce que tu veux de mes biens, je ne pourrai rien pour toi auprès d’Allah. » Ḥadith unanimement authentique, version d’al-Bukhârî. (1)
154 – Dans la version de Muslim : « Ô Fâṭima, mets-toi à l’abri du Feu ; je ne dispose pour vous d’aucun pouvoir auprès d’Allah, sinon qu’il existe entre nous un lien de parenté que j’entretiendrai comme on arrose une plante de sa rosée. » (2)
155 – Abû Saʿîd al-Khuḍrî (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le Jour de la Résurrection, un homme prendra la main de son père dans l’intention de le faire entrer au Paradis. On proclamera alors : “Sachez que le Paradis est interdit à l’associateur.” Il dira : “Seigneur, c’est mon père !” Aussitôt, celui-ci sera transformé en une apparence hideuse diffusant une odeur fétide, et il l’abandonnera. » Abû Saʿîd ajouta :